065.

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Chapitres 65








𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁.
8 𝗮𝗻𝘀 après la tragédie.
𝘚𝘵𝘰𝘳𝘮𝘪 𝘚𝘵. 𝘍𝘳𝘢𝘯𝘤𝘪𝘴.




    Arrêtez, dis-je.

     De ? Dit-il en suppression son sourire mais ses fossettes le trahi.

    Me regardez comme ça.

Je sens son regard continuer à me déshabiller du regard. Il incline à peine la tête, amusé avant de répondre d'une voix basse et calme, comme s'il s'amusait de la situation.

   J'aime observer les belles choses.

Je soupire, un sourire involontaire se glissant sur mes lèvres en tournant mon dos vers lui, mais je sais qu'il m'observe toujours. Ce genre de regard qui pourrait briser ma concentration à tout moment.

   Besoin d'aide ? Demande-t-il.

    Non. Juste...restez assis.

Il ne bouge pas. Un court silence. Puis j'entends sa chaise reculer malgré ma consigne. Je ne me retourne pas, mais je sens sa présence derrière moi, qui se rapproche lentement. Jusqu'à ce que je sente son souffle chaud frôler dans mon cou.

   Pourquoi ? J'aime être proche de toi.

Les papillons dans mon ventre s'échappe aussitôt.

     Tu devrais pas me dire des choses comme ça.

Je ne crois pas que Knightley comprenne que je ne suis pas une petite sainte toute innocente comme lui, bien au contraire.

Il penche la tête, je le sens.

—    Pourquoi ?

Je ris, secouant doucement la tête.

—      T'as pas envie de savoir, crois moi.

—      Ça tombe bien, je suis très curieux.

Il marque une pause. Je sens sa main frôler doucement le plan de travail à côté de moi, comme s'il hésitait à combler les derniers centimètres qui nous séparent. Je me retourne alors lentement, plantant mes yeux dans les siens.

Je voudrais pas vous effrayer.

Un sourrire s'affiche.

Je suis gentleman, pas innocent.

Son regard descend un instant vers ma bouche, puis remonte avec une lenteur calculée, presque insolente.

     Et j'ai jamais prétendu être sage, je sais très bien ce que je fais. Et ce que je veux.

Sa voix est grave, tout près de ma peau. Il est si proche que je sens son souffle contre ma mâchoire. Je reste immobile, mais à l'intérieur, tout hurle. Mon cœur tape contre ma poitrine comme s'il voulait fuir, mes jambes tremblent à peine. Ma respiration s'accélère, juste un peu.

Et tu veux quoi, là ? Murmure-je, le regard planté dans le sien.

Il ne répond pas tout de suite. Il se contente de me fixer, intensément, comme s'il essayait de lire en moi. Il effleure ma hanche du bout des doigts. Sa main monte un peu, frôle ma taille, s'arrête sur le tissu fin de mon haut, comme s'il testait les limites. Comme s'il me donnait encore une chance de reculer. Mais je ne bouge pas. Je suis là, prise au piège volontairement.

Silent after the storm Où les histoires vivent. Découvrez maintenant