053.

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Chapitres 53









𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁.
8 𝗮𝗻𝘀 après la tragédie.
𝘚𝘵𝘰𝘳𝘮𝘪 𝘚𝘵. 𝘍𝘳𝘢𝘯𝘤𝘪𝘴.





Quand je me réveille, la pièce est étrangement silencieuse. Il n'y a plus de chaleur à côté de moi. L'odeur de son parfum, la sensation de sa présence... tout a disparu. L'appartement est vide, comme s'il n'avait jamais été là. Un léger frisson me parcourt, mais je le chasse immédiatement. Je me lève lentement, mes pieds effleurant le sol froid, et me traîne dans la salle de bain. Une heure plus tard, je ressors.

Je vais dans la cuisine, prépare un petit déjeuner rapide puis attrape mon téléphone, hésite, puis finis par l'appeler. La première sonnerie, pas de réponse. La deuxième, toujours rien. La troisième... enfin, il décroche.

   Mm ? Son timbre est grave, ennuyé.

Je fronce les sourcils, une pointe d'incompréhension m'envahissant. Qu'est-ce qui a changé depuis hier ?

   Je voulais juste te prévenir que je sors, je lance sans même m'en rendre compte, le tutoiement glissant naturellement.

    Où ? Avec qui ? Comment ? Il répond, ses mots presque mécaniques, comme s'il n'avait pas envie de s'investir dans cette conversation.

      Des amis, juste pour une balade, réponds-je, rapidement, mais la froideur dans ma voix me trahit.

      Mon chauffeur va vous récupérer en bas, me lance-t-il, sans même attendre ma réponse.

    Je n'ai pas besoin de chauffeur, je rétorque, agacée par sa froideur.

  Il sera en bas dans dix minutes.

Je roule des yeux, exaspérée, mes dents mordant l'intérieur de ma joue pour ne pas ouvrir ma bouche.

     Autre chose ? Demande-t-il, l'ennui dans chaque syllabe, comme si mon existence elle-même était un fardeau pour lui.

Un coup de colère me monte à la gorge, mais je me force à rester calme.

    Tu rentres ce soir ?

Il ne répond pas tout de suite, mais sa voix arrive glaciale.

    Non. Il marque une pause, et ça me fait mal d'entendre cette froideur.

Bon...

      Ah... Et tu comptes rentrer quand ?  Ma voix est plus fragile que je ne le voudrais.

Un silence s'installe, puis il souffle, lourdement, visiblement agacé.

   Quand je pourrais.

    C'est-à-dire ?

Je l'entends souffler de nouveau, cette fois avec force, comme si ma simple voix l'énervait au plus haut point.

    Je suis occupé. Je vous rappelle après.

Je serre les dents, la frustration m'envahissant.

    Sale con,  murmuré-je à moi-même.

    Je vous ai entendu, rétorque-t-il.

     Bye, lâchai-je, avant de raccrocher brutalement.











‧₊˚











Silent after the storm Où les histoires vivent. Découvrez maintenant