062.

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Chapitres 62









𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁.
8 𝗮𝗻𝘀 après la tragédie.
𝘙𝘢𝘳𝘦 𝘌𝘻𝘦𝘬𝘪𝘦𝘭 𝘔𝘤𝘭𝘢𝘯𝘨𝘭𝘦𝘺.



Le gardien me fait un signe, m'invitant à prendre mes affaires.

Vous avez tout ce qu'il vous faut, dit-il d'une voix monotone, comme s'il parlait à une machine.

Je hoche la tête, attrapant mes affaires. Il me fait un autre signe de le suivre et je le fais sans protester.

Je suis conduit vers la sortie.

Quelqu'un est venue vous récupérer.

Je fronce légèrement les sourcils, surpris. Personne ne m'a prévenu qu'on viendrait me chercher. J'avais imaginé sortir seul, sans personne pour m'attendre.

Le gardien me guide encore un peu plus loin, et je vois la silhouette d'une voiture noire garée près de la sortie. Je me demande si c'est Knight. J'aimerais que ça soit lui.

Mr McLangley, vous êtes libre, dit-il.

Je fais un pas en avant, hésitant. Un autre pas. Mais quand, je m'approche, la portière s'ouvre lentement, et je vois une silhouette que je reconnais immédiatement. Ce n'est pas Knightley.

C'est quelqu'un d'autre.

— Monte.

Je m'arrête net, la surprise me frappant en plein visage. Rowan, Azur en réalité.

Je le scrute, cherchant à comprendre, mais son visage reste impassible. Il n'a pas changé, il a juste l'air encore plus fort, plus insaisissable qu'avant.

Je monte dans la voiture sans un mot, la portière se refermant derrière moi. Le silence est d'abord lourd, puis Azur démarre sans un mot. La voiture s'éloigne de cette endroit.

Finalement, je brise le silence.

Qu'est-ce qui t'as pris autant de temps ?

Il tourne légèrement la tête vers moi, un léger sourire en coin.

Je croyais que tu m'avais oublié, dis-je en baissant les yeux.

Cette fois, il rit.

Je t'ai dit que je sortirai de ma grotte seulement pour un cas extrême.

J'hoche doucement la tête.

Merci.

Je relève la tête et le scrute attentivement.

     T'as changé, finis-je par dire.

La vie fait ça, apparemment. Faut bien s'adapter, même quand ça fait mal.

J'ai envie de lui répondre quelque chose, mais je n'arrive pas à trouver les mots. On sait tous les deux qu'il ne parle pas que de lui. Il parle de nous deux. De ce qu'on est devenus, ou de ce qu'on n'est plus.

Pendant un long moment, le trajet se passe en silence. Le bruit du moteur est la seule chose qui brise ce calme. Je regarde les rues défilées, mais mon esprit est ailleurs. Azur tourne brièvement la tête vers moi, mais son regard se détourne presque immédiatement.

   Azur, c'est ton vrai nom, dis-je le regard toujours porté sur le paysage.

   C'est ça.

Silent after the storm Où les histoires vivent. Découvrez maintenant