078.

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Chapitres 78








𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁.
9 𝗮𝗻𝘀 après la tragédie.
𝘚𝘵𝘰𝘳𝘮𝘪 𝘚𝘵. 𝘍𝘳𝘢𝘯𝘤𝘪𝘴


Ça fait trois jours que j'attends, et la bague est enfin arrivée. Elle est magnifique. Je sais qu'elle va tomber dans les pommes quand elle va la voir. Littéralement tomber. Peut-être même s'évanouir. On verra.

  Vous êtes prêtes ? Demande Zion aux filles.

  Je stresse carrément, murmure Emiko.

  Moi aussi, souffle Irizya.

Les filles m'aident à préparer la soirée. Aujourd'hui, j'ai demandé au père de Stormi de passer la journée avec elle, histoire qu'on ait le champ libre pour tout planifier correctement.

Je sors la boîte de ma poche et l'ouvre lentement pour faire durer le suspense.

À peine les filles voient la bague que ça part dans tous les sens. Elles se mettent à hurler, sauter et courir dans le salon comme si elles avaient gagné à la loterie.

Je ris.

Elles sont exactement comme Stormi.

Et puis Zion, ce débile, les suit. Il crie avec elles, lève les bras comme si c'était lui qui allait se marier. Je les regarde, abasourdi. Je suis littéralement entouré de tarés.

Mais c'est parfait.

  Tu vas la demander en mariage, Knightley, tu réalises ou pas ?! Crie Emiko en sautant sur place.

  Non mais t'as vu la bague ? Elle est énorme ! Même moi j'ai envie de dire oui ! Ajoute Irizya.

  Elle va être tellement heureuse, dit Emiko... et soudain, ses yeux se remplissent, sa voix se brise.

Elle lève la main comme pour balayer l'émotion, mais les larmes coulent déjà.

  Putain, mais non, commence pas à pleurer, toi, dit Irizya, déjà en train de cligner des yeux trop vite.

Zion s'éclaircit la gorge, visiblement ému lui aussi, mais il s'efforce de rester stoïque.

  Mais c'est vrai, pleurniche Emiko. Elle a traversé tellement de trucs... Et toi, t'es genre... littéralement son miracle. C'est trop beau, merde.

Je m'approche et lui tends une serviette en papier, un sourire discret au coin des lèvres.

Je suis trop heureuse pour vous.

Merci, ris-je légèrement.

Au même moment, mon téléphone vibre sur la table.

Je jette un œil. Stormi.

    Chut. C'est elle, dis-je en attrapant mon téléphone.

Je décroche.

  Allô ?

   Tu fais quoi ? Demande-t-elle directement.

   Travail.

    Tu peux venir me chercher, j'ai pas pris ma voiture ? Demande celle-ci.

Oula.

    T'étais pas censée passer la journée avec ton père ?

    Si, mais j'ai envie de rentrer maintenant, dit-elle comme une enfant.

Silent after the storm Où les histoires vivent. Découvrez maintenant