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POINT DE VUE EXTÉRIEUR

La colère montait de plus en plus dans le corps de Galadio. Chaque recoin de son être semblait se tendre sous l'énorme pression qu'il ressentait, comme une rivière prête à déborder. De son côté, Maryam était complètement perdue. Elle ne comprenait rien à ce qui se passait, et encore moins pourquoi il réagissait ainsi. Son cœur battait vite, et son corps, lui, commençait à s'affaiblir.

Elle l'observait, cherchant des réponses dans ses yeux. Elle y trouvait de la rage, mais aussi quelque chose qu'elle avait déjà vu auparavant : l'amour. Cet amour qu'elle avait vu dans ses yeux avant de le décevoir, avant de briser quelque chose entre eux. Elle se sentait comme une étrangère dans sa propre vie, comme une spectatrice de ses propres émotions.

De l'autre côté, Moussa, qui avait suivi la scène depuis un moment, commençait à comprendre. Petit à petit, la vérité lui sautait aux yeux : la femme qu'il avait croisée l'autre jour était la femme de son ami d'enfance, Galadio.

Il se souvenait de ce jour où il avait demandé à Galadio pourquoi sa femme n'était pas présente. Il l'avait cherchée, espérant la voir, connaître celle qui faisait battre le cœur de ce dernier.

Flash-back

Moussa : Mais Galadio, tu m'avais dit que ta femme serait là ! C'est pour ça que j'ai amené Aïssata. Elle est où ?

Galadio : Elle est chez sa famille au village, désolé.

Aïssata : Trop dommage, une prochaine fois inshaAllah !

Moussa : Comme ça, elle va arrêter de me coller, parce que je peux plus me la coltiner.

Galadio ricana, trinquant avec ses invités.

Fin du flash-back

Moussa avait cru à un simple contretemps. Mais aujourd'hui, il savait que Maryam était la femme de son ami, et il comprit enfin qu'entre eux, ce n'était pas la joie.

Youssouf, lui, n'était pas aussi calme. La rage bouillonnait en lui, et il ne supportait pas de voir son cousin traiter Maryam de la sorte. Ils étaient de la même famille, après tout. Galadio avait le droit de ne plus vouloir d'elle comme femme, mais il ne pouvait pas oublier qu'elle était sa cousine germaine, sa sœur de sang. Ce n'était pas une simple histoire de mariage, c'était une question de respect familial. Et Youssouf ne pouvait pas rester là, à regarder sans réagir. Il se leva brusquement, les poings serrés, prêt à confronter Galadio.

Youssouf : C'est quoi ce bordel, Galadio ? lança-t-il d'une voix dure. Tu crois que tu peux la traiter comme ça ? Elle est de la famille ! Si tu ne veux plus d'elle comme femme, ok ! Mais n'oublie pas qu'elle est ta cousine ! Tu la respectes, ou tu vas devoir répondre à tout le monde ici, à commencer par moi !

Galadio fixa Youssouf un instant en se posant une question en tête : Qu'est-ce qu'il veut à ma femme, celui-là ? Puis son regard se tourna vers la jeune femme qui faisait battre son cœur. Elle, elle regardait Youssouf avec beaucoup d'appréhension.

Ce regard fit monter sa rage d'un cran. Il ne supportait pas.

Cette femme, celle qui le blessait et lui manquait terriblement... La rage et l'amour se mêlaient en lui dans une lutte qui ne cessait de grandir. Chaque instant où il la regardait, il se sentait déchiré, confus entre cette folle envie de l'aimer et cette colère qui le rongeait. Il se demandait sans cesse si un jour il arriverait à oublier. À vivre cette vie à trois, comme il essayait d'imaginer, mais il n'y croyait pas, car pour lui, cet enfant n'était pas le sien.

Il ignora son cousin, serra plus fort le bras de sa femme, l'attirant avec une force brutale jusqu'au portail de la grande maison, la fixant d'un regard noir, terrifiant, où la colère se mêlait à un profond désespoir. Il était prêt à en découdre avec elle, mais il voulait... il voulait autre chose.

UN "BLEDARD" DANS MA VIEDes histoires addictives. Découvrez maintenant