Je vais dans la chambre et vois deux grandes valises en entrant, posées comme si elles m'attendaient.
Moi : eh c'est à qui ça !
J'appelle Galadio et il décroche immédiatement.
Lui : oui allô ?
Moi : oui Galadio ça va ?
Lui : alhamdoulilah et toi ?
Moi : ouais.
Lui : ça a été ta sortie ?
Moi : oui, ça va avec Aïssata c'est toujours cool.
Lui : mh, c'est bien... j'arrive je vais pas tarder.
Moi : ok t'inquiète pas prends ton temps, je t'ai appelé parce que y'a deux valises dans la chambre c'est à qui ?
Lui : elles sont à toi, c'est ton colis !
Moi : ah ouais les deux ?
Lui : oui ça m'a étonné aussi.
Moi : ok je vais voir avec Kadiatou.
Lui : d'accord y'a besoin de quelque chose ?
Moi : non tout va bien.
Lui : ok à plus tard.
Je soupire, déballe mes valises et les ouvre. Y'avait de tout. Kadiatou, elle assure tout le temps, c'est vraiment la meilleure. Dans ces moments-là je regrette de ne pas avoir été proche d'elle plus tôt... mais bon, vaut mieux tard que jamais. Je lui envoie un message de remerciement, puis je m'allonge pour me reposer.
Je fais défiler mon téléphone quand un message de Moussa s'affiche.
Lui : regarde Maryam, cette montre de merde, elle s'est retirée toute seule. C'est la première fois qu'elle me fait ça. Quand je te dis que c'est pas une bonne montre tu te fous de moi.
Je ricane et il m'envoie une photo de la montre posée de travers à côté de son poignet nu. Sur la photo, il fait un doigt à la montre. Je pars en fou rire.
Moi : mais mdr toi, t'as des gros soucis 🤣. J'ai trop mal au ventre t'es super marrant.
Cette montre en tout cas c'est mieux qu'il ne la remette plus.
Lui : j'ai serré j'avoue 😂.
Moi : mais là t'as plus que serré ! On t'achètera une montre similaire avec Aïssata inshaAllah.
Lui : à condition que c'est toi qui la choisisses, sinon je prends pas.
Moi : ptdr comment ça ?
Lui : Aïssata je la connais. Celle que je veux connaître maintenant, c'est toi.
Je bug. Comme si mon écran avait figé.
Moi : eh bah 😂 tu me connais déjà Moussa, qu'est-ce que tu veux connaître de plus ?
Il m'appelle. Mon cœur s'emballe, mes doigts hésitent sur l'écran. Je me sens prise au piège.
- J'ai rien fait de mal.
Si Maryam. Tu échanges des messages avec l'ami de ton mari.
- Oui mais Moussa c'est comme mon frère.
Ok Maryam, je t'aurais prévenu. Fais comme tu le sens, mais c'est toi qui portes ça.
- Je décroche ?
Oui, décroche, et tu verras bien.
Je souffle et décroche.
Moi : allo ?
Moussa m'imite, sa voix elle était exagérée je parle même pas comme ça.
