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Une semaine plus tard.

Galadio : salam wa aleykoum.

C'est limite si on doit pas lui tirer les vers du nez pour qu'il me dise bonjour.

Je garde la tête dans ma cuisine, sans même lui adresser un regard, et je réponds du bout des lèvres.

Moi : wa aleykoum salam.

Pour moi aussi c'est compliqué. Le voir, lui parler, le sentir... même ça, c'est difficile.

Lui : tu prépares quoi ?

Moi : du mafé.

Lui : ok.

Il sort de la cuisine. Je lève les yeux au ciel, en me retenant de soupirer.

Je reprends ma série, sans vraiment l'écouter. À chaque fois qu'il rentre du boulot et qu'on se parle comme ça, j'ai une absence.

Je me dis que c'est dommage, mais les mauvaises pensées l'emportent.
Je lui en veux.

Je me replonge dans mon téléphone et appelle Tchétché.

Tchétché : oui tata ?

Moi : ça va ?

Elle : oui, je révise un peu et j'arrive.

Dieu merci... Finalement, ça ne m'enchante plus du tout qu'elle soit chez Aïssata j'ai besoin d'elle. Je vais voir si c'est pas possible qu'elle revienne chez moi, parce que je m'ennuie énormément ici, Laly arrive dans deux jours, mais une fois repartie je serai de nouveau seule avec Sankara, et j'en ai pas envie.

Moi : hm, tu restes combien de temps chez moi ?

Elle : le temps que tu voudras.

Je masse mon front, hésitante.

C'est pour son bien qu'Aïssata l'a prise, et je ne veux pas aller à l'encontre de son bonheur. Elle doit être instruite, avoir son diplôme.

Mais là... je sens que je suis en mode survie, et que je vais pas tenir longtemps.

Ma gorge brûle, mes larmes montent. On est restées en silence.

Soit je parle, soit je me tais.

Allez, je me lance.

Moi : tu voudrais pas revenir chez moi ? Je me sens un peu seule... ici.

Le frigo s'ouvre, puis se referme. Je l'avais même pas entendu rentrer. Ça m'a surprise, mais je me suis pas retournée.

Je sais qu'il a entendu je pense même qu'il l'a sûrement mal pris, mais tant pis.

Lui aussi doit se sentir seul.

Tchétché m'avait répondu, mais j'avais été distraite par Galadio.

Moi : attends Tchétché, j'ai pas entendu, t'as dit quoi ?

Elle : ah pardon ! Je disais que si, j'aimerais revenir... Je suis bien chez tonton Moussa, mais je préfère être avec toi. Je me sens plus à l'aise chez vous.

Moi : ah ouais ? T'es sûre ?

Elle : oui. Le chemin de l'école sera plus long, mais tant que je suis bien là où je vis, ça me va.

Moi : d'accord. Tu veux que j'en parle à Aïssata ou tu vas le faire ?

Elle : j'ai un peu peur, mais je vais lui dire.

Moi : ok.

Elle : tu peux prévenir tonton pour moi s'il te plaît ?

Je réfléchis.

UN "BLEDARD" DANS MA VIEDes histoires addictives. Découvrez maintenant