Lui : Elle parle de gaspillage d'argent parce qu'on est ici, que le loyer, c'est un coût, que la capitale, c'est cher... tout ça là.
Ohlala... elle est chiante cette belle-mère !
Moi : Ah, et tu veux faire quoi ?
Lui : Rien. Elle veut qu'on rentre.
Moi : Si ça peut éviter des problèmes...
Et il s'énerve.
Lui : Jamais. Elle va faire quoi avec mon argent ? Elle n'a qu'à utiliser celui de la maison.
J'ai eu une mini pression.
Cette dame est capable de faire quelque chose.
Rien qu'en pensant à ce qu'elle pourrait me faire suite à l'opposition de mon mari, je me tends.
Lui : On va rester ici. Moi, je m'en fous d'elle.
Je rigole et essaye de penser à autre chose.
Il ne faut pas qu'il remarque que je suis inquiète demain, j'appellerai Laly.
Il soupire et embrasse mon front.
Lui : Bonne nuit.
Moi : Bonne nuit.
J'éteins la lumière, me recouche et me mets à réfléchir.
Je ne le sens pas du tout ce revirement avec la belle-maman...
Le lendemain, on s'est réveillés pour la première prière comme d'habitude, puis recouchés.
J'ai fait un cauchemar ou ma belle-mère me frappait ptdr pauvre de moi, j'y ai trop pensé.
Quand on s'est levés à 10h, j'ai préparé le petit-déjeuner, servi la table, et on a mangé. Ensuite, on est sortis faire un tour en ville.
Ça nous a fait du bien, on pensait à autre chose. Ça aère l'esprit. En plus, j'aime bien être seule avec lui dehors. Je sais pas comment l'expliquer, mais je me sens bien.
Ce sont beaucoup de choses que je ressens et c'est pas évident pour moi de les exprimer.
Là, j'étais tellement bien je pense que ça se voyait.
Hier, je m voulais plus de lui, je voulais rentrer et en finir avec lui.
Et aujourd'hui, c'est tout l'inverse.
C'est ça, le mariage ?
Ce qui est bien aussi, c'est que je découvre d'autres facettes de lui. Il y en a que j'aime bien, d'autres... bref.
On a passé trois bonnes heures dehors, puis on est rentrés parce que je commençais à avoir super chaud.
À peine arrivés, ça sentait la nourriture.
C'est Tchétché ça.
Moi : Tchétché, tu prépares quoi ?
Elle : Du tcheb tata.
Moi : J'arrive.
Galadio me tire par le bras et me parle sur un ton autoritaire que je déteste.
Galadio : Hé non, viens te reposer. Ta marché sous le soleil toute la journée et tu veux cuisiner ? T'es normale ou quoi ?
Moi : Très normale ! Laisse-moi faire ce que je veux. Hier on en a parlé.
Il me regarde sans rien dire. Je vais dans la salle de bain me rincer, m'habille d'une robe de maison, puis je rejoins Tchétché.
Avant de sortir de la chambre, Galadio a tenu à me dire deux-trois mots.
Lui : Maryam, repose-toi. T'es pas en France ici. T'as la bonne qui est là pour tout faire pourquoi tu te casses la tête ?
