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Après le départ de Galadio, je me suis endormie, épuisée par tout ce qui venait de se passer. Mais ma grand-mère m'a réveillée pour me dire que mon grand-père était là.

Je me suis passée de l'eau sur le visage, puis je suis allée au salon. Je l'ai trouvé assis avec Youssouf. Et dès que mes yeux se sont posés sur lui, les mots de Galadio ont résonné dans ma tête. Comme un réflexe, une barrière s'est installée en moi.

Je m'en veux. Je ne veux plus qu'il ressente de frustration à cause de ma relation avec Youssouf.

Pourtant pour moi c'est clair : je considère Youssouf comme Bakary, c'est mon frère. Je l'aime énormément mais rien d'ambigu. Ça me peine de mettre cette distance, mais une fois qu'une idée me rentre dans la tête, j'ai du mal à la chasser, à gérer mes agissements autrement.

Moi : Salam wa aleykoum.

Papy : Wa aleykoum salam Maryam, ça va ?

Moi : Oui et toi ?

Lui : Ça va.

Youssouf : Comment tu te sens aujourd'hui ?

Moi : Ça va alhamdulilah.

Mamie : Elle a vomi après avoir fait le ménage ici. Qui t'a demandé de le faire même ?

Je ricane légèrement.

Moi : J'avais envie de le faire... Comment tu sais ?

Elle : Mes bonnes me disent tout.

Papy : Aaah, donc tu gardes mon bébé ici pour faire le ménage ?

Youssouf éclate de rire.

Youssouf : Hahaha, chérie c'est pas bien ça.

Mamie : C'est une feignasse, il faut bien qu'elle bouge un peu.

Moi : Ça m'a fait du bien en tout cas.

Youssouf : Maryam y'a Aïssata, la sœur de Moussa qui veut te voir.

Je lève les yeux vers lui, mais je détourne rapidement le regard essayant de rester naturelle.

Impossible.

C'est plus fort que moi.

Moi : Ah...

Lui : Elle demande ton numéro.

Moi : Bien... Tu peux lui donner, ça me dérange pas.

Il me fixe longuement pendant que la gêne m'étouffe.

Je n'ose plus croiser son regard.

Je crois qu'il a compris. Il s'enfonce un peu plus dans le fauteuil et pianote sur son téléphone, sans rien dire.

Papy : Maryam, tu veux pas aller à l'hôpital ? T'as l'air très fatiguée.

Moi : Non, ça va.

Lui : D'accord... Si t'as besoin, tu m'appelles.

Puis il se tourne vers ma grand-mère.

Papy : Sakho, on peut parler ?

Mamie : Bien sûr clochard, on y va.

Papy : Je suis pas comme ton défunt mari.

Ils se lèvent et s'en vont dehors. Je les regarde partir, l'esprit ailleurs, je pensais à la discussion que j'ai eu avec Galadio, ça me soule.

Youssouf : qu'est ce que je t'ai fais ?

Moi : hein ?

Lui : t'es bizarre avec moi aujourd'hui dis moi ce qu'il y a ?

UN "BLEDARD" DANS MA VIEDes histoires addictives. Découvrez maintenant