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DANS LA PEAU DE FATOU.

Moi : allô bébé, j'ai envie de te voir, tu me manques, passe me voir ce soir.

Silence au bout du fil. Peut-être que le réseau est mauvais... ou peut-être que c'est elle qui a décroché.

Mon cœur s'emballe, mes lèvres s'étirent j'espère que c'est elle je prie intérieurement pour que ce soit elle.

Moi : bébé ? Tu m'entends ?

Je souris, presque tremblante d'excitation puis j'entends du mouvement, des pas, une voix lointaine, puis enfin...

Elle : tiens, je sais pas qui c'est.

Je retiens mon souffle.

Lui : t'as répondu ?

Elle : oui, vu que la personne forçait.

Je mets le muet et j'éclate de rire, un vrai rire de victoire.

Enfin.

Depuis le temps que je fais tout pour qu'elle me remarque, pour qu'elle sente ma présence dans son ombre.

Enfin.

Galadio : oui allô ?

Moi : bébé... j'ai tellement besoin de toi, reviens à la maison tu sais que je n'aime pas dormir seule.

Galadio : non, c'est pas Kalilou...

Moi : hahaha, tu vas devoir gérer les états d'âme de ta gamine que t'as engrossée.

Lui : vous vous êtes trompée.

Moi : je t'aime Galadio, bon courage et à demain matin.

Lui : non, c'est pas grave, bonne soirée.

Il raccroche et je reste là, le téléphone encore chaud dans ma main puis j'explose de rire.

Vivre dans l'ombre, alors que j'étais là avant elle ?

Jamais.

J'ai fait couler ses larmes, j'ai marqué sa peau, j'ai brûlé son cœur alors Galadio m'appartient, et même s'il essaie de se racheter une conscience avec sa gamine enceinte, il reviendra toujours vers moi.

Je me déshabille lentement, mes doigts glissent sur ma peau comme un rituel je me filme, nue, sous la lumière tamisée, et je lui envoie la vidéo.

Celle qu'il adore.

Quelques secondes après, mon téléphone vibre : Cheikh.

Je souris.

Moi : tiens donc, j'aurai quand même de la compagnie dans mon lit ce soir.

Tous ces hommes... chacun croit me posséder, mais c'est moi qui les tiens je suis une femme de plaisir, une femme libre, une femme qui sait ce qu'elle veut.

Et ce que je veux, c'est Galadio.

Mais puisqu'il n'est pas là ce soir, je ne vais pas me priver.

Moi : allô ?

Cheikh : ouvre ta porte, Fatou.

Je ris doucement, me lève sans prendre la peine d'enfiler quoi que ce soit, et vais ouvrir.

Nue, tranquille.

Il entre, me plaque contre le mur, m'embrasse avec faim.

Je ferme les yeux, mais dans ma tête, ce n'est pas lui que je vois.

C'est Galadio.

Une fois nos ébats terminés, je reste allongée. Cheikh me regarde, et je lève les yeux au ciel. Ohlala, il va encore m'ennuyer.

UN "BLEDARD" DANS MA VIEDes histoires addictives. Découvrez maintenant