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Lui : t'as pleuré ?

Moi : non.

Il s'approche et regarde mes yeux, puis pose immédiatement sa main sur mon front.

Lui : tu mens, qu'est-ce qu'il y a ?

Moi : rien, j'ai dû attraper un coup de froid.

Je me détache de lui et lave mes mains.

Lui : faut pas te rendre malade Maryam.

Moi : je vais pas me rendre malade.

Il s'est avancé vers moi, je me suis mise de côté à reculons, il a soupiré en passant sa main sur son visage, et je l'ai contourné pour sortir de la cuisine.

Maryam fais un effort.

Mais le mot effort ne devrait même pas faire partie d'un mariage, mais nous on ne fait que ça.

Des efforts.

On se force.

Je suis allée m'asseoir près d'Aïssata et Galadio est arrivé deux secondes après moi, il s'est placé juste en face de moi.

Moussa : Maryam j'te mens pas, ta cuisine m'a manqué !

Aïssata : on a trop souffert ! Tous les jours avec Tchétché, Maryam, il nous répétait qu'il voulait manger ton tcheb poisson !

Galadio : la prochaine fois que tu viens, tu trouveras ça ici.

Il sort son poing.

Lui : et ça !

Aïssata explose de rire et Tchétché aussi, moi ça m'a trop gênée.

Moussa : hahahaha j'en veux pas de ta femme, mais prends-en soin si tu veux pas qu'on te la prenne.

Vu comme c'est la dictature ici, ça risque pas d'arriver.

Galadio : on va te trouver une bonne femme et ma femme lui donnera des cours de cuisine.

Moussa : arh laisse ça, j'ai pas le temps !

Aïssata : mais même là ton mafé est super bon Maryam !

Moi : merci.

Moussa : c'est incroyable, Aïssata prends-en de la graine !

Tchétché : tata Aïssata est forte en salade !

Moussa : j'avoue que ma petite sœur en salade, c'est pas des lols.

Galadio : vous les Français et vos expressions.

Je pouffe de rire sans faire exprès.

Mais il s'affiche à vouloir faire le distingué ko « vous les Français ».

Aïssata : toi villageois, si on sort tous les bruits bizarres que tu sors en une soirée on n'est pas sortis de l'auberge !

Lui : je suis pas complexé moi.

Moussa : nous non plus, c'est notre langage.

Je me lève et je sors le dessert, Tchétché me rejoint et m'aide à tout ramener au salon.

On débarrasse et on leur donne à chacun leur dessert, après ça on a joué aux cartes ! Aïssata avait acheté un 8 américain, et puis t'as Moussa qui avait apporté une chicha.

Et ils chichaient.

Même le gros bledard qui me sert de mari.

Moi je touche pas à ça, Tchétché et moi on les a laissés entre eux, et on s'est mises dans un coin à discuter de l'école, de l'état de santé de sa mère et tout.

UN "BLEDARD" DANS MA VIEDes histoires addictives. Découvrez maintenant