62

127 19 23
                                        

Je souffle et décroche.

Moi : allô ?

Lui : salam wa aleykoum.

Moi : wa aleykoum salam.

Lui : t'es où ?

Moi : je suis partie faire des courses.

Lui : mh... t'es partie loin ?

Moi : oui, j'ai pris ta voiture.

Lui : hein ?

Je ricane.

Moi : j'ai pris ta voiture.

Il reste silencieux deux secondes, sûrement pour être sûr d'avoir bien entendu, puis éclate de rire.

Lui : t'es malade ?

Moi : non, là j'arrive, je rentre.

Lui : ok, fais attention, raccroche et regarde bien la route.

Je glousse soulagée franchement, je pensais qu'il allait m'engueuler mais pas du tout.

Moi : d'accord.

Je coupe et démarre doucement vers la maison. Le soleil tapait, les gens marchaient tranquillement dehors, et moi j'étais là comme une idiote avec un grand sourire au visage. Quand je suis arrivée, il était là les bras croisés, en qamis appuyé contre la voiture l'air à la fois agacé et amusé.

Mais dès que je l'ai vu, j'ai pas pu m'en empêcher et j'ai rigolé.

Il a levé la main pour me faire signe de m'arrêter.

Moi : ça va ?

Lui : j'allais pas croire si je le voyais pas de mes yeux. T'es vraiment folle !

Je ricane et commence ma manœuvre pour me garer, sous son regard attentif.

Il soupire et lève les yeux au ciel, puis murmure un « alhamdulilah » de soulagement.

Eh, j'étais morte de rire.

Je coupe le moteur et lui tends les clés.

Lui : c'est bon, c'est fini ?

Moi : bah oui.

Il secoue la tête en rigolant.

Lui : Maryam...

Je rigole aussi, attrape mon sac et descends. Il me rejoint, on récupère les courses et on monte ensemble.

Une fois à la maison, je me dirige vers la cuisine et pose les sacs sur la table.

Quand je me retourne, Galadio est juste là collé à moi, à quelques millimètres de mon visage.

Je pouffe de rire, je pouvais pas me retenir.

Lui : j'ai pas envie de rire, mais tu me fais rire.

Je souris, il m'embrasse, je réponds encore en riant, j'attrape son visage entre mes mains et le smack.

Moi : je vais continuer de cuisiner, tu vas plus chercher Laly ?

Lui : non, je me suis réveillé trop tard. Youssouf l'amène.

Moi : mh, bah c'est bien.

Lui : c'est la dernière fois Maryam que tu fais ça, c'est dangereux.

Moi : ça va, il m'est rien arrivé.

Lui : oui mais il aurait pu t'arriver quelque chose.

Je souris, un peu touchée de son ton protecteur.

Moi : fais-moi confiance, j'ai trop aimé ce moment... sortir seule pour aller faire les courses, ça m'a fait du bien... quand je sors, y'a toujours Aïssata, Tchétché ou toi. Là, je me suis sentie responsable.

UN "BLEDARD" DANS MA VIEDes histoires addictives. Découvrez maintenant