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Mon bébé est sur moi, il ne bouge pas, il ne crie pas, rien je leur ai demandé de le laisser, le temps que je me calme et que je reprenne mes esprits.

J'ai demandé sa mort, alors je ne peux pas me permettre de pleurer sur mon sort, je pensais qu'Allah m'avait oublié, mais non.. il a exaucé ma duaa.

Mon bébé est décédé, et rien ne me lie à Galadio, rien ne m'empêche de fuir.

Il ressemble à Galadio, c'est tout lui, il n'est pas comme Abdoulaye.

Je prends le peu de force qu'il me reste et je caresse son dos, son petit dos, froid, léger, tellement silencieux.

J'ai forcé pour tomber enceinte, et je n'aurai sûrement pas dû... Mais c'est Allah qui me l'a donné.

Ok vient me le prendre quelques minutes après... je les vois le mettre dans un sac plastique devant mes yeux.

La scène m'a horrifié, j'ai reçu un choc au cœur... celui qui était en moi il y a quelques instants est maintenant dans un sac plastique, un misérable sac plastique.

Comme si sa vie n'avait jamais existé.

Je laisse mes larmes couler et je me contiens pour ne pas exploser, elles sortent et m'abandonnent seule.

Quelques temps après je m'endors, et une fois que je me réveille Moussa et Aïssata sont dans la chambre.
Je referme les yeux aussitôt et je fais semblant de dormir, la chambre est calme, trop calme, eux aussi, personne ne parle.

À force de simuler un sommeil je me suis rendormie, et à mon réveil, Galadio était là.

Assis, habillé en noir, la tête baissée.

Il a très bien vu que je m'étais réveillée il est venu vers moi et il a pris ma main.

Lui : pardon.

Puis ses larmes ont coulées.

Il pleurait en silence, mais il pleurait.

Où était-il ?

Avec elle je sais, mais où ?

Pourquoi ?

Pourquoi me faire autant de mal, je n'ai rien fait à cet homme, si il ne voulait pas de moi il n'avait qu'à me divorcer, que je sois enceinte ou non... j'aurais préféré ça que cette humiliation.

C'est trop dur pour moi, il m'a tué me comparer à une femme qui n'a aucune morale et aucune tenue.

Une fille de joie, alors que moi je suis là, je me respecte, je le respecte, et je sais pas...

Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?

Lui : je suis vraiment désolé, je vais réparer mes erreurs, je vais me racheter, on va avoir d'autre enfant, ça viendra.

Fallait le voir pleurer comme un c**, je le regardais et je l'imaginais avec cette femme.

Je voyais ses mains sur elle, ses yeux, son sourire, son corps...

Ça me déchirait le cœur encore plus que la douleur de l'accouchement.

C'est dingue.

Je vais jamais pardonner.

Jamais.

Un médecin entre dans la chambre pour vérifier mes constantes.

Médecin : comment vous vous sentez ?

Moi : ...

Médecin : madame, ça va ? C'est dur, on sait, mais c'est la vie... on est musulman, tout ce qu'Allah donne est surmontable, vous êtes jeunes, vous aurez d'autre enfants.

UN "BLEDARD" DANS MA VIEDes histoires addictives. Découvrez maintenant