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Kissima : bon Hatouma, Moussa, je vous ai amené votre fille comme je vous l'avais promis. Je me suis déplacé personnellement pour vous parler à tous.

Mon père : alhamdoulilah, merci beaucoup baba. Toi Maryam, t'es la bienvenue ici, c'est chez toi.

Ma mère : alhamdoulilah.

Kissima : alhamdoulilah... bon, je vois et je sens qu'il y a un problème entre vous. Donc avant de partir, on va régler ça, parce qu'en tant que chef de famille, je peux pas laisser ça comme ça.

Un silence s'installe. Ils se regardent tous, sans rien dire.

Kissima : aussi, avant que chacun dise ce qu'il a à dire... Maryam n'ira plus au Mali pour rejoindre qui que ce soit. Maryam et Galadio, et n'importe quel autre cousin, c'est fini. On va plus faire de mariage entre cousins.

Il marque une pause, puis ajoute :

Lui : c'était catastrophique. Je vous avais dit de ne pas la forcer. Vous avez dit qu'elle était consentante, alors que c'était pas vrai. Et après, c'était trop tard pour qu'elle quitte le mariage... parce que Galadio voulait pas, et elle non plus n'osait plus.

Il les regarde un par un.

Lui : vous m'avez menti.

Ma mère : elle était pas forcée... on a parlé, et elle avait dit oui.

Kissima : mais toi, en tant que mère... comment t'as pas vu qu'elle était malheureuse ?

Elle baisse les yeux, sans répondre.

Kissima soupire.

Lui : en tant que parents, vous devez protéger vos enfants. Pas avec des bouteilles ou des gris-gris... avec vos décisions.

Mon père : justement, on pensait que la marier dans la famille, c'était bien. C'est bien de rester entre nous, on se connaît... s'il y a un problème, ça reste dans la famille.

Il secoue la tête.

Lui : le mariage, c'est pas du repos. Je pensais que c'était des caprices... mais c'est allé trop loin.

Moi : quand je t'ai appelé pour te dire que je voulais rentrer... tu m'as dit quoi ?

Ils lèvent tous la tête, surpris.

Moi : toi aussi... quand je t'ai dit que je voulais rentrer et que je voulais plus de ce mariage, t'as dit quoi ?

Ma voix tremble, mais je continue.

Moi : je vous ai dit que ça n'allait pas... et il a fallu que je perde la tête pour que vous disiez stop. Sinon vous alliez me laisser mourir là-bas.

Ma mère : dis pas ça...

Kissima : faut pas pleurer Hatouma...

Ma mère : je suis venue pour te chercher, tu voulais pas rentrer.

Moi : vous m'avez abandonnée...

Ma voix se casse, mais je continue quand même.

Moi : j'ai accepté, c'est tout. Je me suis pliée à ce que vous vouliez de moi... et si je pouvais rester là-bas pour que vous souffriez encore plus, wallah je l'aurais fait... parce que vous méritez que ça.

Un silence lourd tombe dans le salon.

Moi : bande de mauvais parents que vous êtes.

Kissima : Maryam, arrête.

Moi : vous avez même pas honte de ce que vous êtes. J'ai honte d'être votre fille.

Je les regarde un par un.

UN "BLEDARD" DANS MA VIEDes histoires addictives. Découvrez maintenant