Message de Galadio : ma femme est au courant pour nous deux.
Mon cœur rate un battement, c'est une super nouvelle.
Moi : comment ça s'est passé ?
Je reçois une note vocale.
Lui : elle a fouillé mon téléphone, elle a jamais fait ça donc j'avais jamais pris la peine de supprimer nos messages. Elle avait trop de doutes. Déjà quand je l'ai eue au téléphone cet après-midi, j'avais senti qu'elle était contrariée. Elle a appelé Moussa, je savais qu'elle allait l'apprendre mais je voulais pas que ça se passe comme ça... pff... elle est trop triste, elle a pleuré un peu et là plus rien. J'ai peur pour mon enfant Fatou, j'en ai déjà perdu un, je veux pas qu'elle perde celui-là à cause de nous.
Je lève les yeux au ciel. Il est vraiment trop mou à se victimiser comme ça... elle doit être insupportable pour qu'il se mette dans cet état.
Moi : mais non, t'inquiète pas. Elle devait l'apprendre tôt ou tard. Tu l'as juste prise pour une gamine de huit ans à qui on tend une sucette, du coup t'as pas été vigilant et c'est bien fait pour toi. Pour l'enfant, t'en fais pas, tout ira bien. Mais arrête de dire que c'est de notre faute, on n'a rien à voir avec ses réactions. Elle a qu'à se calmer et tout ira bien. Franchement Galadio, arrête de t'en vouloir et de jouer la victime, ça te va pas. Laisse-lui le temps. Si elle t'aime vraiment, elle te pardonnera. Et de toute façon, moi je suis là.
Lui : t'as eu ce que tu voulais, maintenant t'es contente.
Moi : bah je vais pas te mentir, oui. Maintenant j'attends la suite de l'histoire. Je veux entrer par la grande porte dans la maison des Konté. Alala, moi Fatou, la femme de Galadio, c'est incroyable.
Il ne me répond pas. Je soupire et verrouille mon téléphone.
Les hommes parfois sont trop cyniques.
Je vais dans ma chambre et attrape le livre que j'avais entamé. Ce soir, je veux pas d'homme dans mon lit, ni dans mon appartement.
Bon, il est quatre heures du matin, c'est pas plus mal.
Je lis jusqu'à ce que mes yeux se ferment et je finis par m'endormir.
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Au réveil, je fais ma routine comme d'habitude et l'envie d'aller au spa me prend.
Je sors de chez moi en me brossant juste les dents et monte dans ma voiture direction le hammam.
Cette voiture, je l'adore. C'est un des cadeaux que je me suis faits moi-même, sans retirer ma petite culotte.
Une Mercedes GLE350, c'est un de mes petits luxes que je mérite à la sueur de mon front.
Je mets de la musique et tombe sur une chanson que Galadio et moi adorons. Elle décrit à peine quinze pour cent de notre histoire.
Je souris et mon téléphone sonne. C'était lui.
Je décroche avec un léger sourire. Je savais qu'il ne me lâcherait jamais pour elle.
Comme il le dit si bien, ce n'est qu'une gamine pourrie gâtée de France qu'il veut éduquer.
Moi : oui babe.
Lui : bien dormi ma reine ?
Moi : haha bien sûr que oui, j'ai rêvé de notre petit week-end en Côte d'Ivoire.
Lui : mh... on peut le décaler ?
Alors là, hors de question. J'accepte d'être la maîtresse, mais une promesse, ça se respecte.
