Bakary : il t'a dit quoi ?
Moi : il déteste ta femme.
Il explose de rire, Iliana rigole aussi.
Lui : tu sais pas qu'on parlait de ta grosse mère sinon tu rigolerais pas viens là ma fille hahahaha.
Il était mort de rire.
Bakary : je suis mort wesh eh dis-moi tout.
Je lui raconte la réaction de Galadio, fallait le voir, il pleurait de rire.
Bakary : j'ai trop rigolé. Mais sérieux, il t'a pas soûlée pour l'autre au moins ?
Moi : bah il a pas confiance, il est méfiant. Hier quand t'as appelé il a sauté sur mon téléphone pour voir qui c'était.
Bakary : je vais lui parler, là. J'attends qu'il arrive, faut qu'il s'apaise lui.
Moi : ouais, il est pas tranquille.
Bakary : mais t'es sûre que tu veux rester ici avec lui ? Tu veux pas rentrer ?
Moi : non, je reste. Je suis bien ici.
Lui : j'aime pas trop... j'te le dis pas, mais franchement tu me manques trop en France.
Moi : vous aussi vous me manquez trop. Des fois je pleure et tout, je me sens trop seule. Mais bon, quand il rentre à la maison, ça passe.
Bakary : en plus pour ta grossesse, je pense que c'est mieux que tu rentres. Comme ça t'es bien suivie en France.
Moi : ici aussi je suis bien suivie.
Lui : ouais mais tu connais le bled... c'est pas pareil que la France.
Moi : je vois ce que tu veux dire. Mais bon, ils exercent pas dans le vent, ils ont eu leur diplôme. Je vais leur faire confiance.
Il soupire et se frotte le visage.
Lui : ah si tu le dis... en tout cas, faut rentrer dès que tu veux. Crois pas que j'vais te laisser tomber au niveau du daron ou quoi, je serai toujours là.
J'allais répondre, mais ça a sonné à la porte. Je me suis levée et je suis allée ouvrir. Je suis tombée sur Aïssata, un gros carton dans les bras.
Je souris et lui fais la bise.
Moi : entre, entre.
Je la fais entrer et je ferme la porte. Elle enlève ses chaussures, et Iliana arrive avec ses petits pieds, elle fronce les sourcils et regarde Aïssata.
Aïssata : c'est qui ce beau bébé là !
Moi : la fille à mon frère. Je t'avais dit qu'il venait au Mali pour les vacances !
On avance dans le salon.
Elle : aaah d'acc...ord.
Moi : du coup je te présente haha, c'est mon frère Bakary. Et Bakary, c'est Aïssata.
Ils se regardent sans rien dire pendant deux secondes, puis Bakary dit :
Bakary : salut, ça va ?
Elle : euh oui, désolée désolée, j'ai fait la sauvage !
Il rigole.
Lui : ah mais nan t'inquiète, même moi j'ai pas eu le truc.
Elle sourit, pose le carton sur la table et s'assoit.
Bakary : Iliana, va prendre les gâteaux, regarde, mange !
Moi : Aïssata, j'arrive, je vais te chercher un verre. T'es venue en voiture ?
