J'ouvre ma trousse de maquillage et commence à me maquiller légèrement. J'ai des cernes trop voyantes, et ça me gêne.
J'ai fait un truc super simple et rapide : juste de l'anticerne, du blush, de la poudre, du mascara, du gloss, et c'est bon.
C'est Amina qui m'a mise dans le bain du maquillage, c'était pas trop mon délire. Mais maintenant, j'aime bien.
Je prends une robe violette simple, m'habille et vais au salon.
Galadio : Tu vas à un défilé ?
Je fronce les sourcils, me retourne et lui dis calmement :
Moi : Si tu veux, je me change.
Lui : Je te taquine Maryam, t'es très belle.
Je souris.
Moi : Merci.
Il se lève et attache sa montre.
Lui : T'es fâchée depuis hier ?
Moi : Non.
Il s'approche de moi.
Lui : Ça se voit. Même ton frère t'a demandé tout à l'heure ce que t'avais. Je veux pas te rendre malheureuse, Maryam.
Ohlala...
Moi : Je sais, mais tu me fais peur... parfois, t'es trop fort dans tes propos.
Lui : Mais c'est toi qui as commencé à poser des questions.
Moi : Je sais.
Lui : Bon, oublie tout, d'accord ? T'inquiète pas, tu seras pas en prison avec moi... si un jour tu veux partir.
Il attrape mon visage et me fait un bisou sur la joue.
Lui : Tu partiras pas.
Je ricane et lui aussi. Il me fait un câlin, et je resserre l'étreinte.
Moi : Je compte pas partir.
Lui : Tant mieux. Bon ! J'espère que tu vas t'entendre avec Aïssata, ça te fera une amie !
Moi : Galadio, je suis spéciale. Les gens ont du mal à m'accepter telle que je suis.
Lui : Mais je te trouve normale.
Moi : Parce que tu m'aimes !
Lui : Non, c'est pas une raison. Je peux t'aimer sans te trouver normale ou sans t'accepter telle que tu es. Y'a d'autres personnes qui t'aiment ! Tu sais, Maryam, c'est pas tout le monde qu'on peut aimer, hein. Y'a des gens qui sont très entourés, et d'autres non.
Moi : T'as pas tort, c'est vrai.
Lui : Faut pas que tu te restreignes et que tu te fermes des portes juste parce qu'un tel ou un tel ne t'a pas acceptée. Ça va te priver de plein d'opportunités. En plus, t'as un business, il faut que tu élargisses ton entourage...
Au même moment, ça sonne à la porte.
Lui : Ah, ils sont là. On continuera cette discussion plus tard.
Je souris, mais il me choque de jour en jour.
Lui il sait conseiller de la sorte ?
Sacré bledard.
Je remets mon voile correctement et accueille les invités avec un sourire.
Moi : Salam wa aleykoum !
Eux : Wa aleykoum salam !
Moi : Asseyez-vous.
Moussa observe l'appartement, puis dit à Galadio :
