La déclaration

952 47 112
                                        

Eddie entra et referma la porte.

Il balaya les lieux des yeux à la recherche de quelque chose d'anormal. Il avait passé son arme dans la ceinture de son jean au niveau de son dos.

Il savait que Buck n'aimait pas ça, mais sa sécurité passait avant tout.

- Tu veux un café ? lui proposa-t-il.

Il lui tournait le dos, sortant deux tasses d'un placard. Eddie se détendit lorsqu'il comprit qu'il n'y avait pas de danger. Il reporta son attention sur lui, déçu qu'il ne revienne pas sur son message.

- Non, pas de café, lâcha-t-il le faisant se tourner vers lui. Je veux seulement parler.

- De quoi ?

- De ce qui s'est passé.

- Je suis désolé Eddie, je n'aurais pas dû...

- Partir ?

Buck ferma les yeux, en se pinçant les lèvres. Eddie avait l'impression qu'il souffrait et ça lui crevait le cœur.

- Plutôt d'avoir mal réagit, admit-il. Je suis encore... perturbé. Je ne suis pas encore... comme avant, tu sais. C'est difficile pour moi... J'ai besoin d'encore un peu de temps.

- Je suis désolé, Buck, s'excusa-t-il en s'approchant de lui.

- Arrête de faire ça, le stoppa-t-il. De t'excuser tout le temps. Tu n'as rien fait de mal, c'est moi qui aie merdé.

- C'est moi qui t'ai fait du rentre-dedans, renchérit Eddie. Je n'ai pas assuré, tu n'étais pas prêt.

- Clairement pas, railla-t-il. Je n'ai pas vraiment... géré.

- Buck, souffla-t-il en le rejoignant. Tu n'y es pour rien, je... J'ai été trop vite.

- Trop vite ? répéta-t-il en fronçant les sourcils. Je... ne comprends pas.

Eddie se redressa.

Il commençait à comprendre que Buck ne savait pas de quoi il parlait. Il était partit du principe qu'il savait mais de toute évidence ce n'était pas le cas.

- Tu n'as pas écouté mon message, souffla-t-il.

- Pas encore, admit-il. J'étais... un peu occupé.

- Tu devrais l'écouter, il est temps que tu saches.

- Que je saches quoi ?

- Ecoutes le message !

Eddie avait du mal à respirer tant l'angoisse l'oppressait.

Buck affronta son regard, avant de soupirer et de récupérer son téléphone. Il composa le numéro de sa messagerie et colla l'appareil à son oreille. Eddie le vit soudain se redresser, en fronçant les sourcils. Puis, sa respiration s'accéléra et il l'interrogea du regard.

- Je t'aime, souffla-t-il en réponse à sa question silencieuse. Depuis le premier jour.

Buck ferma les yeux.

Eddie se rapprocha mais il leva la main pour le stopper et retourna vers la cuisine. Il servit les deux cafés et Eddie n'arrivait pas à comprendre ce qui se passait. Il était tellement sûr que de lui admettre ses sentiments briserait la glace entre eux mais Buck n'avait pas vraiment la réaction à laquelle il s'attendait.

- Tu te souviens ? lâcha-t-il soudain. Le jour de ton arrivée à la 118 ?

- Bien sûr, souffla-t-il.

9-1-1 - Je te prometsDes histoires addictives. Découvrez maintenant