On s'croit forts, on se croit beaux.
On s'imagine intouchables, fiers.
J'ai été comme tous ces gens; crédule.
Naïve de croire que j'avais compris qui étaient mes amis, ennemis.
Naïve de croire que la mort est un diable et la vie un ange.
Peut-être même ai-je été débile, stupide de penser qu'avec le temps, ça s'arrangerait.
Que les blessures se cicatrisent, que les maux se taisent, que le soleil revient toujours après la pluie.
C'est un cri du coeur parce que j'ai peur.
Peur parce qu'on ne maîtrise rien. Vulguaires arlequins.
Peur d'être comme ceux que je ne connais pas.
Simple inconnue.
Peur de connaître cet indescriptible sentiment de regret à mon dernier souffle de vie.
Peur de ne rien savoir de mes certitudes.
On s'croit beaux, on s'croit forts.
Indestructibles et même brillants.
Spécials et dominants.
Mais rien de tout ça n'est vrai;
Nous ne sommes que des arlequins, des pantins pris au piège par leurs fils.
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MAUX D'ENCRE
PuisiUne lame glisse dans un léger frottement sur le vieux papier, abîmé par le temps. L'encre se deverse peu à peu et laisse deviner au fur et à mesure des vas-et-viens incessants de la plume, des lettres... Discrètes dans un premier temps. Puis toujour...
