Il nous menace de son doigt,
Triste dieu maudit,
Il a le pouvoir, muni de son aiguille,
Faisant de nous les fous du roi.
Elle se balance, craque sous les secondes.
Menant la danse, nous entraine dans la ronde.
Son visage reste de marbre,
Feignant notre dessein macabre.
L'Horloge, déesse du Temps,
Que le Temps lui-même opprime.
Son doigt jamais ne fatigue,
Mais son bois se fait des rides.
Quand elle fait taire le silence,
De part ses secondes d'impatience...
De reprendre nos corps devenus rigides.
Dommage, je n'avais pas fini Cézigue,
Et l'homme à côté de moi travaillait ses rimes.
Mais le temps est ignorant.
Ce dieu sinistre qui court,
S'encoublera-t'il un jour?
Cette existence incongrue,
Qui nous laisse servils de cet inconnu.
Freineras-tu?
Te retourneras-tu?
Non, jamais.
Le temps est l'assassin aux mains pures,
Celui qui opprime comme fascine.
Et l'Horloge comme alliée,
Que personne ne peut stoper,
Que nul ne peut dompter.
Et si je m'échappais,
M'attraperais-tu au collet?
Engrenage infernal,
À l'instinct animal.
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MAUX D'ENCRE
PoesíaUne lame glisse dans un léger frottement sur le vieux papier, abîmé par le temps. L'encre se deverse peu à peu et laisse deviner au fur et à mesure des vas-et-viens incessants de la plume, des lettres... Discrètes dans un premier temps. Puis toujour...
