Dans le flot de tes larmes,
Je me ferai marin.
Je m'y forgerai des armes,
Pour nous défendre contre Demain.
Mais lorsque les courrants se feront sentir,
Je quitterai le navir, me laissant désormais périr.
Dans les précipices de tes pupilles,
Je tombe.
Je pensais pouvoir éviter les catacombes,
Mais je finis brisée comme une vulgaire brindille.
Lorsque je me jetais à âme perdue dans le noir de tes yeux,
La nuit se mis à tomber sur ce domaine des Dieux.
Les flots coulent comme l'encre noir de tes pupilles,
Je me laisse périr, me laisse viellir.
Puisque je ne serai qu'une âme futile,
J'abandonne mon esprit à ce regard tueur,
Isole mon corps au tien, pour finir sa course dans la torpeur.
C'est le regard assassin,
Un cruel destin...
C'est celui qui rit,
Vous faire devenir torpeur est le défis.
J'ai vu le démon dans le gris de tes yeux.
L'encre y coule; c'est le domaine des Dieux.
Châtiment infligé,
Condamnez-moi si j'ai succombé...
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MAUX D'ENCRE
PoesíaUne lame glisse dans un léger frottement sur le vieux papier, abîmé par le temps. L'encre se deverse peu à peu et laisse deviner au fur et à mesure des vas-et-viens incessants de la plume, des lettres... Discrètes dans un premier temps. Puis toujour...
