Le nuit s'installe et dans ma chambre je me glisse,
Tout est calme, plus que moi dans les coulisses.
Seule avec ma lame et la lune devenue ma complice,
Véritable récital, Cat vient enfin, elle est ma liberatrice.
Doucement, ma chair s'écarte,
Sous la pression du cuter...
Enfin mes angoisses repartent,
Laissant des cicatrices meurtrières.
Le temps passe mais jamais ne se lasse,
Criminelle nocturne je m'y suis faite,
Pourtant je n'ai pas le coeur à la fête;
Sur mes bras, les cicatrices s'entassent...
Cat m'avais promis un passage rapide,
Une simple visite de courtoisie...
Je me retrouve suspendue dans le vide;
Étranglée par cette fourbe envie
De me laisser tomber.
De me laisser crever...
Au bout de ma lame,
Cat rit.
S'est retournée contre moi; mon arme.
Elle avait tant de charme, sous ses aires diaboliques...
Je suis prise au collet,
Dans mon propre filet...
Sans écorce, ni bouclier.
Condamnée depuis le jour où mon bras s'est fissuré.
Je viens de comprendre:
Le premier trait s'appelle "Jamais".
Si je pouvais je me le redirais,
J'ai mis mon âme à vendre....
*"Cat" est le nom que l'on donne à la scarification ou "automutilation".
À une amie.
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MAUX D'ENCRE
PoetryUne lame glisse dans un léger frottement sur le vieux papier, abîmé par le temps. L'encre se deverse peu à peu et laisse deviner au fur et à mesure des vas-et-viens incessants de la plume, des lettres... Discrètes dans un premier temps. Puis toujour...
