Du haut d'un toit,
Un chat;
Noir et blanc sûrement,
Surveille l'horizon urbain menaçant.
Assis, il reste calme.
Face au vacarme,
Que les passants créent,
À l'aide de leurs routines bien reglées.
Comme s'il savait,
Que ce jour-là, tout basculerait.
Dans la belle rue de la Capitale,
Bientôt effondrée, à nôtre grand dâme.
Sous le regard inquiet de Notre-Dame,
Une voiture piègée renverse une femme,
Encore une fois,
Les pietons seront de vulnérables proies.
Quelques heures après,
La rue nettoyée,
Des corps ensanglantés;
Autrefois étendus sur la chaussée.
Une minute de silence,
Et puis, en pleine conscience,
La vie reprend.
Car la mort nous a déjà volé quelques instants.
Le chat,
Du haut de son toit;
Sait que cette journée recommencera,
Comme un mauvais scénariot de cinéma.
Dans le froid,
Chacun rentre chez soi.
Tous se disent "Et si ça avait été moi?"
Mais demain,
Les passants empreinteront ce même chemin,
Oubliant les défunts,
Morts de la folie de quelques-uns.
La rue de la Capitale,
Entre deux ombres,
Succombe à la réalité sombre,
Et pourtant la vie reprend sa cadence infernale...
Sous le pas pressé des passants.
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MAUX D'ENCRE
PuisiUne lame glisse dans un léger frottement sur le vieux papier, abîmé par le temps. L'encre se deverse peu à peu et laisse deviner au fur et à mesure des vas-et-viens incessants de la plume, des lettres... Discrètes dans un premier temps. Puis toujour...
