14. Lundi 27 Novembre - Calypso

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~ COPYCAT - Billie Eillish ~

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Je vais recevoir quelque chose.

Je ne sais juste pas encore quoi.

Mes pieds foulent le sol du parking rapidement, espérant ne pas être aperçue.

J'étais déjà sur mes gardes, craignant d'être suivie par mon stalker, mais depuis mercredi, une nouvelle menace pèse au-dessus de ma tête.

Devant le commissariat, à la fin de la journée, ou le matin à la porte d'entrée de mon immeuble, des journalistes s'agglutinent pour tenter de m'interviewer.

Il n'y en a pas non plus des centaines, mais assez pour me mettre mal à l'aise, et m'obliger à porter une casquette pour me dissimuler, bien que ça détruise mon outfit.

J'entre donc dans le commissariat en vérifiant autour de moi une dernière fois, avec l'impression que l'histoire se répète depuis trois semaines, sans cesse.

A la différence que Léo et Valéria m'attendent dans le hall, sûrement pour me soutenir à la récupération du colis.

Je me suis préparée à recevoir tout le cadavre, comme cela je ne peux que surestimer le stalker, et ne pas être surprise.

Valéria ressert sa queue de cheval tandis que Léo me salue avec un petit sourire en coin, une main dans ses mèches.

Ces deux-là ont vraiment des tics de stress.

Je me rapproche de l'agent d'accueil et lis une bonne fois pour toutes son prénom.

Jules, qui peut signifier [amant].

Comme Tu amante.

J'essaie de me convaincre que c'est une coïncidence avant de récupérer le colis qu'il me pointe.

Un colis.

Notre victime inconnue a encore fait tomber quelque chose.

Lorsque je croise le regard de Léo et Valéria, ils acquiescent doucement, comme pour se préparer à ce qu'il va se passer, puis ils me secondent dans les escaliers.

En arrivant, on se pose tous dans le bureau de Bertrand, les rideaux fermés.

On ne peut pas prendre le risque que cette information fuite aussi, bien que nous soyons assez dans cette pièce pour que s'y trouve la taupe.

Disons que j'ai mon suspect.

J'ouvre le colis, et répète mes gestes de la dernière fois.

Du carton, une enveloppe qui m'est adressée, un tissu blanc.

Une langue.

Je fais mon possible pour détourner le regard, mon cerveau essayant d'oublier ce qui se trouve sous mes yeux.

Mais je sais que ce soir, tout me reviendra en plein visage.

-Mince, cette fois c'est pour Jo, souffle Asmodée, avant de se rendre compte qu'il l'a dit à voix haute.

Tous les regards se tournent vers lui, alors qu'il tente de dissimuler son regard gêné.

Puis je comprends de quoi il parle.

Depuis que je les connais, je sais que Jo et lui sont de gros parieurs, mais de là à...

Je lutte pour garder mon calme, avant de répliquer.

Ne rien montrer.

Tout cacher.

-Je rêve ou tu as parié sur quel bout je recevrais la prochaine fois? demandais-je calmement.

Affectionately YoursDes histoires addictives. Découvrez maintenant