52 - Je ne veux pas qu'il te fasse mal

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Cassie se leva, entra dans la cuisine en gardant le silence. Elle prit une carafe d'eau et trois verres avant de revenir au salon et de s'installer sur le fauteuil. Elle garda le silence alors que Pierrick s'impatientait.


- Maman ?

- Je ne pense pas. Pas aujourd'hui, pas ces prochains jours. Tony est trop présent. Mais, on s'attire réellement, très fortement. Ce n'est pas toujours facile de résister à une telle attirance.

- Maman ! Ne fait pas tout foirer, s'exclama soudain Pierrick.

- Tiens, il me semble que tu as moins de mal à envisager ma relation avec Tony. Je me trompe ? sourit Cassie.

- Ça passe mieux, oui... même si je ne suis pas encore enchanté de te voir collée dans ses bras.

- Et c'est quoi la suite ? Je veux dire... toutes les vacances ensemble ? Chaque week-end l'un avec l'autre ? On te voit encore moins ? s'inquiéta Lara.

- Non... je ne changerais pas mes plans avec vous, pour être avec lui. Il y a eu un changement que votre père m'a demandé et oui, là j'en profiterai pour être avec Tony. Mais pour le reste, soit vous venez avec moi, soit c'est lui qui vendra. Mais...

- Mais ? répéta Pierrick.

- On risque de ne pas se voir souvent. Je dois lui faire de la place, l'inclure dans ma vie, mais surtout au niveau du boulot. Et parfois à la place de rentrer en Suisse pour bosser alors que vous êtes chez papa, je descendrai sur Marseille. Mais on n'a encore rien planifié, si ce n'est... le dernier week-end de janvier et quelques jours en mars.

- Notre vie ne va pas trop changer alors ?

- La vôtre non ! La mienne oui.


Lara étouffa un bâillement et se leva doucement.


- Je vais passer un moment avec Benoît et j'irai me coucher. Bonne nuit maman. Et pour moi, il ne devrait pas y avoir de souci... Je suis contente de voir tes yeux sourire.

- J'en suis heureuse aussi, ma puce. Bonne nuit.


Pierrick ne semblait pas pressé de s'en aller. Cassie le regarda et lui demanda :


- Tu as encore des questions ?

- Une.

- Vas-y.

- Et niveau... câlin ? Ça se passe bien ?

- Pierrick ! s'étonna Cassie. Je ne t'ai jamais...

- Si avec Patricia tu m'avais demandé comment ça se passait !

- C'est parce que j'avais surpris une conversation et que je m'inquiétais.

- Tu avais entendu quoi ?

- J'ai toujours eu un souci avec Patricia, j'entendais beaucoup de ragots sur elle, et je n'étais pas rassuré de te savoir amoureux d'elle.

- Quel genre de ragots ? répéta Pierrick.

- Fille facile, qui couche avec tout le monde avec même des pratiques légèrement... différentes.

- Ça veut dire quoi pour toi différentes, maman.

- Elle semblait aimer la violence.

- Oui, effectivement. Elle ne m'a pas été très fidèle et m'a montré quelques gestes a adopté sur elle. Moi, je n'aimais pas, j'avais vraiment l'impression de lui faire mal. Ça ne me plaisait pas, mais j'étais amoureux et j'avais envie de lui faire plaisir. J'en avais parlé avec Marco l'été dernier.

Amis ? Amants ? Ennemis ?Des histoires addictives. Découvrez maintenant