Chapitre 74

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Le repas arriva, Mika et Benaï, vinrent immédiatement au bruit de l'ascenseur. Ils étaient tous les deux énervés, Dakota se précipita à table et nous attendit.


Nous mangeâmes dans une ambiance tendue. Nous parlâmes à peine, Benaï ne cessait de me regarder de biais, ses sentiments m'assaillaient, culpabilité, peine et fureur, c'était difficile.


Nous finîmes de manger, nous nous serrâmes sur le canapé avec Dakota, ce fût l'heure de le doucher et de le coucher. J'allais avec lui et attendis dans la chambre, il me rejoignit et s'allongea près de moi.  


- Je vais dormir tout seul?

- Oui, mais je serais juste à côté. Ça te va?


- Oui, ça ira, les méchants ne sont plus là.


- Oui, de toute façon, je ne laisserais rien de mal t'arriver.


- Je sais.


- Si tu le sais, c'est que j'ai bien fait mon travail! Je souris, en lui mordillant le cou. Il rit, nous jouâmes un peu avant qu'il n'abdique, le souffle court. Je l'embrassai partout sur son visage. - Je t'aime, bébé.


- Moi aussi.


Je levai mon aura, il s'endormit après un moment. Je restai quelques minutes de plus avant de me lever doucement et de sortir. Je rejoignis les autres assis sur le canapé. Je m'assis près de Benaï, qui pianotait sur son ordinateur.


 Thala hésita, puis elle quitta sa place pour venir se coller à mon côté droit. Puis Aiyanna se déplaça aussi pour venir près de Thala. Nous nous retrouvâmes toutes agglutinées les unes aux autres, près de Benaï.

- Qu'est-ce que vous faites? Demanda-t-il, inquiet et étonné.


- Rien. Dîmes nous.


Mika aussi, nous observait, comme si nous étions des bêtes curieuses. 

Thala mit un film et nous nous concentrâmes sur l'histoire. L'ascenseur s'ouvrit et nous sursautâmes. Tekoa en sortit, l'air harassé, il nous avisa, étonné. Nous le regardâmes, sans poser de question.

- Comment ça s'est passé? Demanda Benaï.


Tekoa était énervé, son aura crevait les cieux.


- La garde de Tarui a affirmé ne rien savoir de ce qu'il se passait. Ils ont dit qu'ils ne savaient pas pourquoi certains d'entre eux, avait été tués dans mes appartements... Ni pourquoi les communications avec l'extérieur étaient impossibles.


- Qu'est-ce qu'il va se passer, alors? Demanda Aiyanna.


- Rien, ils sont morts. Ils n'avaient plus ma confiance. Tous ceux qui étaient dans les petits papiers de mon frère sont morts ou incarcérés, en attendant. Ses appartements sont scellés, j'irais y faire un tour demain, voir ce que je peux y trouver...


- J'irais avec toi, si ça te va. Fit Benaï.


L'appel du loupOù les histoires vivent. Découvrez maintenant