Chapitre 77

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Je m'éveillai, lorsque je sentis Leika bouger, sur ma poitrine. Benaï n'était plus là. Je tendis l'oreille.


- Nous avons sous-estimé ce qu'elles ont vécu ici. Râla Benaï, d'une voix, énervée.


- J'aurais essayé de la dissuader de venir, si j'avais su! Ajouta Mika.


- Elles ne voulaient pas que nous sachions. Sharlee et Aiyanna, sont venues pour Thala. Pour préserver votre relation, Tekoa. Thala ne voulait pas te quitter, mais elle ne serait pas venue sans elles, ou alors votre relation en aurait pâti. Maintenant que nous sommes au courant, je crois que vous devriez les renvoyer ici. Déclara Ahban.


Ahban? 


Je me levai et posai Leika, dans son lit. 

Qu'est-ce qu'ils faisaient tous debout, à trois heures du matin?

- Je ne peux pas partir et je ne veux pas être, sans ma famille. Répondit Tekoa.


- C'est égoïste. Aiyanna et Sharlee, ne rentreront pas, sans Thala. S'énerva Mika.


- Je ne peux m'y résoudre, je viens de les retrouver! Répondit Tekoa.


Il y eut du grabuge. 


Est-ce qu'ils étaient en train de se battre?

- Tu ne penses qu'à toi, sans te soucier d'elles! Elles ne vont pas bien, tu l'as vu comme nous! Il n'y a rien de bon, à les forcer à rester ici. Elles seraient mieux au sud! S'énerva Benaï.


J'ouvris la porte et trouvai Aiyanna. Nous allâmes au salon, main dans la main. Nous découvrîmes Benaï, au-dessus de Tekoa, qui était allongé au sol. Mika retenait le bras de Benaï. Trop tard apparemment, l'œil et la pommette de Tekoa, étaient déjà en train de gonfler. Thala ouvrit sa porte et se figea aussi, devant ce spectacle.


- Tu serais aussi égoïste que moi, si tu devais choisir entre ton royaume et Sharlee. Réussit à articuler Tekoa.


- Tu fais du mal à ma sœur et à ma femme! Grogna Benaï.


- Ça suffit! Lâche-le, Benaï. Ordonna Thala.


Ils se figèrent tous et la regardèrent, ils nous virent ensuite, Aiyanna et moi, derrière eux. Benaï cessa de tirer sur son bras et Mika le relâcha. Il se redressa et vint vers nous. Je laissai Aiyanna rejoindre son compagnon et attendis le mien. Son aura saturait la pièce, il m'enlaça et enfouit son nez dans mon cou. Thala s'accroupit devant Tekoa. Sa pommette avait éclaté, ce devait être douloureux. Elle l'aida à se lever et me regarda approcher. Benaï ne voulait pas me lâcher, mais je n'avais besoin que d'une main pour ça. Je posai ma main sur son visage, ce fût terminé avant que Benaï ne s'énerve à nouveau.


- Merci. Souffla Thala.


Je revins dans les bras de Benaï, il me serra à m'en briser les os. Je le poussai jusqu'au canapé, il s'assit et je m'assis sur lui. Je vis Ahban sur l'écran de l'ordinateur de Benaï, posé sur la table basse, il attendait patiemment que les hommes se calment.

L'appel du loupOù les histoires vivent. Découvrez maintenant