Chapitre 34 - Veille de pleine lune

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Jeanne se sentait tordu. La peau de son dos lui faisait mal, ses reins lui faisaient mal, son cou la tirait. Elle était dans un sale état. Elle avait l'impression d'être un sac de pomme de terre qu'on avait jeté sans se préoccuper de son sort. Elle finit par ouvrir les yeux et s'aperçut qu'elle était dans une chambre mais pas une chambre du château. La lumière était faible dans la pièce, mais elle voyait à travers les rideaux mal fermés que le jour se levait. Elle grommela de douleur en essayant de se mettre dans une position plus confortable, ce qu'elle arriva à faire quand elle dégagea l'énorme oreiller moelleux de sous sa tête, se retrouvant ainsi plus à plat sur le matelas. Son ventre lui faisait mal sans doute à force d'être courber dans le mauvais sens. Elle regarda plus attentivement la pièce, elle était dans les ton bleu azur, et le mobilier datait du XIXème siècle. Elle savait maintenant où elle était, dans la maison de ses parents à trois kilomètres à l'ouest du château. Mais pourquoi était-elle là ? Ou plutôt, comment avait-elle atterri là ? Elle tourna sa tête de l'autre côté pour reposer un peu sa nuque endolorie. Elle poussa un petit cri de surprise. Loki était près du lit dans un fauteuil un livre de biologie humaine dans les mains une petite flamme verte flottant à côté de lui et cela donnait une ombre maléfique au tableau devant elle. Il l'observait et avant qu'elle ne l'étudie par le lien, la posture de dieu et son expression lui indiquèrent qu'il était de mauvaise humeur, de très, très mauvaise humeur. Son regard était froid et distant, ses traits tirés et fermés, sa bouche crispée dans un rictus entre la colère et la souffrance.

— Ton dos a bien guéri, l'informa-t-il d'un ton glacial.

Il l'écrasait littéralement sous sa prestance. Elle était envahie par une colère sourde qui la consumait littéralement.

— Te sens-tu reposé ?

— Oui, mais j'ai encore mal, couina-t-elle en essayant de se redresser.

Il se leva en prenant garde de marquer la page de son livre avant de lever le drap qui la recouvrait et d'observer ses plaies.

— Tes blessures sont parfaitement refermées, annonça-t-il sans se départir de cette expression hautaine et son ton froid. Caroline m'a averti que tu seras intégralement guérit d'ici ce soir.

Elle hocha la tête soulagée et il la recouvra plutôt brutalement, le contact du drap sur sa peau la faisant se crisper.

— Qu'est-ce qu'on fait ici ? demanda-t-elle.

L'alpha ne répondit pas, allant ouvrir les rideaux en grand. Il essayait de se contenir, elle le sentait bien.

— Loki, réponds-moi, s'il te plait.

Il se retourna violemment vers elle. Il brulait maintenant littéralement de rage.

— Lo ...

— Qu'est-ce que tu crois que ça m'a fait ? explosa-t-il.

Elle était choquée par la violence de l'éclat.

— Réponds-moi, hurla-t-il.

— Loki, dit-elle sur un ton compatissant.

— Je t'ai dit de me répondre.

— Je ne sais pas, reconnut-elle.

— Tu ne le sais pas, railla-t-il agressif, évidemment que tu l'ignores tu étais tellement verrouillée ... maintenant tu vas le découvrir ... tu as interdiction de bouger, ordonna-t-il froidement sans se départir de sa rage.

Jeanne sentit son corps se bloquer dans sa position sous l'ordre de l'alpha. Elle regarda avec effroi le Dieu de la Malice l'esprit hermétiquement fermé. Il se pencha vers elle et l'embrassa sans douceur prenant possession de ses lèvres et de sa bouche avec brutalité. Elle essaya de résister, de s'éloigner mais son corps refusait de lui obéir. La fusion de leurs esprits se fit à cet instant contre sa volonté et elle vit avec horreur ce qu'il avait prévu de faire. Il la relâcha aussi brutalement qu'il l'avait attrapé. Son torse était nu et une dague était apparu dans une de ses mains.

Le présent est à vivreDes histoires addictives. Découvrez maintenant