À la Allison Academy, un établissement scolaire de North Miami Beach où se mêlent les cultures des quatre coins du monde, Reino se prépare à vivre sa dernière année comme toutes les précédentes.
Mais ça, c'était sans compter l'arrivée d'un nouveau d...
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Je quitte la salle de cours avec le visage encore un peu bouffi. Ça n'échappe pas à Haru qui tire une tête de trois pieds lorsqu'il me voit arriver vers lui. Il baisse ensuite les yeux vers ma lettre de motivation, froissée entre mes mains.
— Pourquoi y'a tout ce rouge sur ta lettre ? Pourquoi t'es resté aussi longtemps ? Pourquoi on pleure ?
Je lève les cils face à son désarroi, et je trouve ça si adorable qu'un rire étranglé m'échappe.
— Je dois tout recommencer, je lui avoue.
La manière dont son visage se décompose vaut tout l'or du monde. C'est incroyable à quel point je craque pour lui.
— C'est une blague ? Non là vraiment elle dépasse les bornes, s'emporte-t-il en gesticulant dans tous les sens. Elle t'a même pas donné une trame pour t'aider ? Je trouve pas ça cool et peu importe ce qu'elle t'a dit, elle aurait pu être plus do-
— Je suis soulagé. Ça m'a fait du bien de lui parler.
— Longue vie à Mme Jefferson !
Haru se tient devant moi et met ses deux bras en l'air, à la manière d'une cheerleader qui doit encourager l'équipe adverse. Je vois bien dans son regard qu'il n'a pas compris pourquoi je viens de la défendre contre son courroux, et le voir changer de camp m'a bien amusé.
— Je pense enfin savoir ce que je vais leur dire, je partage.
Il me sourit alors.
— C'est super ça, Rei.
— Oui. Merci de m'avoir attendu, j'aurais bien aimé déjeuner avec toi mais je pense que j'ai vraiment envie d'enfin voir le bout de cette histoire.
— Tu vas à la bibliothèque ?
J'hoche la tête.
— Je vais l'écrire, cette lettre.
Quand je suis rentré à la maison, j'ai pris une douche et je me suis écroulé sur mon lit. J'ai dormi, sans le vouloir, jusqu'à la nuit tombée.
Je ne m'étais pas rendu compte de la pression que je me mettais sur les épaules, et de comment elle m'influençait physiquement. Le contre-coup a été tellement puissant que même à mon réveil, j'avais l'impression de peser une tonne.
Je me redresse difficilement de mon lit, des lumières passent sous ma porte. J'attrape mon portable. Haru avait une course assez importante à faire en fin de journée et n'a pas pu me ramener, j'ai alors pris le bus. Nous avons échangé quelques messages avant que je ne m'abandonne aux bras de Morphée, et je découvre maintenant qu'il a tenté de m'appeler.