Chapitre 70

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Le Spring Break touche à sa fin, nous rentrons à Miami demain.

J'ai l'impression que cette semaine est passée en un éclair.

Nous avons eu la chance de découvrir Los Angeles en compagnie d'Haru et sa famille. Ça les a apparemment amusés de nous voir vivre dans leur décor, et absorber les paysages, attractions et activités avec un regard aussi nouveau.

En milieu de semaine, il nous a été amené de revoir Gavin, avec trois autres amis de l'ancienne académie d'Haru et Matthew : Martha, Bayu, et Aïcha. Ils sont tous très gentils.

Donc, lors de la dernière nuit que nous passons ensemble à la maison, je commence déjà à me sentir nostalgique. Il n'empêche que, d'une certaine façon, Blanca, les autres et mon chez-moi me manquent un peu.

L'horloge sonne vingt-deux heures et demie quand nous sortons de table, après un bilan énergique sur notre séjour ici. Nos parents ont un léger coup dans le nez et rigolent sur tout, le vin tournoyant dans les quatre verres qu'ils entrechoquent à chaque nouveau sujet de conversation. Pendant un instant, je crois les voir plus jeunes, attrapés par un bond dans le temps de plus de vingt ans. Ce que je retiens avant tout de notre voyage, c'est le fait qu'ils se sont réellement amusés, eux aussi. M. Yoon enlace sa femme et plonge le nez dans ses cheveux, souriant. J'ai cru comprendre que dans les traditions coréennes, il n'est pas coutume, encore moins parmi une génération un peu plus âgée, de se montrer aussi affectueux en dehors du foyer.

J'ai l'impression qu'ils sont à l'aise en notre présence.

Chacun vaque à ses occupations peu de temps après. Cette dernière journée a été assez intense et beaucoup sont déjà fatigués. Quand je monte les escaliers en dernier, alors que les lumières s'éteignent dans la plupart des chambres, Haru m'attend à la dernière marche, adossé au mur.

Je hausse un sourcil en arrivant à sa hauteur.

— On va faire un tour ? me propose-t-il.




Le taxi nous dépose à une trentaine de minutes de la résidence de Mégane, dans un quartier résidentiel de Malibu jonché d'arbres et de lampadaires. Les embruns sont moins forts et la nuit plus fraîche. Le chemin est un peu plus en pente, nous nous éloignons des sempiternelles plages de sable blanc.

À peine sorti de la voiture, je lève les yeux dans l'immensité du ciel. Le ronronnement lointain du moteur se répercute un instant dans ma tête, se traînant de mètre en mètre jusqu'à disparaître. La pollution nocturne de Los Angeles n'est pas à négliger, et avoir la chance de profiter de la voie lactée n'est pas toujours donnée. Mais ici, sur cette colline naissante un peu isolée de l'effervescence, je parviens à voir un morceau de l'univers.

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