Le cœur de Thomas explosa de soulagement alors que ses meilleurs amis détachaient ses liens. Il se massa les poignets et les interrogea du regard.
Minho se chargea de leur expliquer comment ils les avaient retrouvé.
— On a entendu des fondus se vanter qu'ils avaient trouvé la Rhys des pancartes placardées dans toute la ville. On les a un peu menacé de nous dire où elle se trouvait exactement et on a foncé dans le tas. Heureusement qu'ils sont tous ivres, ça nous a facilité le travail.
— Mais où est Rhys ? demanda Newt alors qu'il venait de libérer Brenda.
Aussitôt qu'il fut débarrasser des cordes qui lui entravaient les mains et les chevilles, Thomas s'élança dans les escaliers, talonné par ses compagnons. Il remonta la surface et balaya rapidement la scène du regard. Les fondus qui n'avaient pas eu la présence d'esprit ou la rapidité de fuir se retrouvaient acculés contre les murs afin d'être attachés. Siggy, Aris et d'autres blocards s'occupaient de cette besogne. D'ailleurs, dès que le cuistot aperçut Thomas, il s'approcha pour le saluer d'une accolade.
— Content de te revoir sain et sauf tête de pioche.
Cependant, le coureur n'avait pas le temps de lui rendre son étreinte. Il était soulagé d'être à nouveau réuni avec ses compagnons, mais un autre nom envahissait sa concentration. Rhys.
Il ouvrit la porte de la remise avec une telle précipitation que la poigné se fracassa contre le mur. Par terre, entre deux rangées d'étagères de bouteilles poussiéreuses, de boites de conserves et d'autre brique à braque, leurs affaires gisaient sur le sol humide, abandonnées. Mais aucune trace de la fille.
Newt et Minho se tenaient derrière lui, suivant promptement leur ami sans savoir ce qu'il faisait. Thomas tourna vers eux un visage déformé par l'affolement.
— Elle était là...
Alors que l'inquiétude grimpait, les couleurs s'estompaient sur sa peau brulée par le soleil ardent. Emprisonné par sa panique, il bouscula ses amis pour partir à la recherche de la blocarde. Comme une réponse à sa prière, cette dernière apparut dans l'ombre d'un escalier dissimulé derrière le comptoir.
Elle titubait et s'agrippait aux parois pour éviter de s'effondrer. Une bouffée de soulagement chassa la peur qui tiraillait le ventre de Thomas. Il se précipita vers elle afin de l'aider à descendre les dernières marches.
— Que s'est-il passé ? demanda le sarcleur en dévisageant la fille.
La couleur de ses habits avait disparu sous une couche de sang séché. Son visage pâle était déformé par des grimaces d'efforts et de douleur, recouvert de surcroit par une couche de sueur qui plaquait ses mèches sur son front et ses tempes. Elle tremblait dans les bras du coureur. Mais pas à cause du manque de force. Une autre émotion qu'elle ne s'était jamais permise de ressentir la martyrisait. Derrière ses yeux rougies, Rhys s'était profondément recroquevillée pour fuir plus que la douleur physique qui mordait son corps.
— Le docteur... m'a emmené à l'étage...
Elle n'en dit pas plus, incapable de formuler la vérité en mot. Incapable de redonner vie à ce qui venait de se passer à l'étage.
Thomas l'installa sur un tabouret et prit son visage humide entre ses mains. Sa peau était brulante.
— Qu'est-ce qu'il s'est passé ensuite ? dû-t-il insister face à son silence de marbre.
Le cœur de Newt se serra en la voyant fixer un point au loin, le regard brumeux. À travers ses iris vides, elle ressassait malgré elle ce souvenir qu'elle cherchait de toute sa volonté à effacer. Jamais elle ne pourrait se confier aux garçons. À cause de la honte et de la culpabilité qui s'enroulaient autour de sa dignité comme des tiges épineuses. Et de la colère de ressentir ces deux émotions.
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- Le Labyrinthe - Fanfiction -
FanfictionVous connaissez tous l'histoire, vous venez de la lire, ou de la regarder. Ou bien vous l'avez lu ou regardé il y a longtemps, et vous êtes nostalgique de cette époque. Je vous invite à replonger dans cette univers tout droit sorti du génie de James...
