Seule. Rejetée. Incomprise.
Rubis n'a plus rien à espérer, mais une pierre précieuse va tout changer.
***
Quand Rubis Brightwood, adolescente tourmentée et asociale, décide de se rebeller, son quotidien de lycéenne devient un enfer. Élève indésirab...
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— Si ça te fait du bien...
— Je n'ai pas besoin d'une thérapeute, tu sais.
— Même. Parfois, c'est agréable de parler à quelqu'un avec qui on n'a aucune attache, aucun atome crochu. Quelqu'un dont le jugement nous importe peu.
— Désolé de te décevoir, Rub's, mais je n'ai pas encore atteint un taux de gentillesse suffisant pour ça. Heureusement, d'ailleurs.
— Fais-moi signe, quand tu changeras d'avis !
Aaron acquiesce d'un vague signe de tête et se détourne de moi pour entamer un sortilège de protection. J'aurai essayé...
Face à son manque d'empathie, je l'ignore et consulte mes messages. Il doit avoir vécu des choses horribles pour réagir ainsi à chaque fois que quelqu'un tente de l'aider.
C'est bon pour moi.
Je réponds rapidement à Gauthier et échange encore quelques textos avec lui.
Phase B : enclenchée.
À tout de suite, partenaire.
Tu me donnes l'impression qu'on s'apprête à commettre un crime !
Ne t'inquiète pas, tu ne seras pas seule. Je t'aiderai à supporter ta part de culpabilité.
Vu son petit sourire en coin, j'en déduis qu'Aaron est en train de m'observer depuis un moment déjà.
— Qu'est-ce que tu as ? Tu ferais presque peur, avec tes tatouages tribaux...
— Ils sont top, hein ? Je me disais que Gauthier et toi alliez bien ensemble, finalement. J'avais des doutes au départ, mais les voilà balayés.
— Tu pourrais développer un peu ta pensée ? raillé-je, confuse. Ça m'intéresse.
— Voyons, Rub's ! Tu devrais le savoir mieux que personne : il faut toujours garder une part de mystère.
— Et toi, alors ? Tu flashes toujours sur Gaby ? répliqué-je.
Un éclat de rire lui échappe.
— Flasher est un bien grand mot.
— Je viens de la voir embrasser son crush, Éthan. Pas trop déçu ?
— Pourquoi ? s'esclaffe-t-il à nouveau, surpris par ma remarque. T'es jalouse ?
Je lève les yeux au ciel, exaspérée. Aaron ne peut pas s'empêcher de débiter des âneries.
— Pardon, question stupide. Elle me plaît, c'est vrai. J'aime les femmes de caractère.
— Combien de râteaux tu comptes te prendre avant de lâcher l'affaire ?
— Autant que mon ego pourra le supporter, plastronne-t-il, bien décidé à ne rien me laisser paraître sur la nature exacte de ses sentiments pour elle.