Chapitre 20

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Chapitre 20:

Aujourd'hui, nous sommes exactement le vendredi 10 juin. Jour de la cérémonie d'ouverture de l'Euro 2016 qui se déroule en France. La panique et le stress est parmi les joueurs, le staff et surtout chez mon père. Il essaie de le cacher mais à moi, il n'arrive à rien me cacher. Je suis sa fille tout de même. Nous sommes à l'avant du bus, mon père à mes côtés. J'ai mes écouteurs enfoncés dans les oreilles et ma musique du moment, I hate u I love u, entre dans mon cerveau. Je chantonne en même temps. Mon père me demande un écouteur que je lui refile sans hésiter. Je sais que ça va le relaxer un peu. Il n'a pas envie que la scène de la Coupe du Monde ne se reproduise. J'ai regardé une vidéo du jour où ils ont été éliminé de la compétition. Antoine était en pleur. Je ne me souviens pourtant pas de ce moment.

Je sens mon père taper le rythme avec sa main qui touche aussi ma cuisse. Il est vraiment nerveux. Je prends donc mon écouteur et le sien et arrête la musique. Je prends mon père dans mes bras et caresse le peu de cheveux qu'il a encore. Il aime que je lui fasse ça. Il me l'a dit. Je sais que ça le relaxe plus que la musique. Il m'a dit aussi, que le fait que je sois présente à l'Euro, lui faisait plaisir et qu'il voulait que l'on se rapproche comme à l'époque avant mon accident. Je ne me souviens pas de la relation que j'avais avec lui mais je sais que le fait qu'on soit éloigné le blesse. Il est triste.

-Tu sais papa, je n'aurais jamais cru dire ça mais... J'ai confiance en tes joueurs. Je sais qu'ils vont tout donné pour être au top. Ils vont se surpasser pour rendre la France fière et pour te rendre toi aussi fier. Ils vont le faire pour eux mais aussi pour toi. Tu les a entrainés comme il le fallait. Tu as fait du bon boulot. Je suis fière de toi papa. Peu importe la suite de l'aventure, je serai toujours fière de toi. Tu es mon héros, Didier Deschamps.

Je vois mon père ému. La transpiration des yeux, ça lui arrive aussi. Je le reprends dans mes bras et lui fait un bisou sur le front.

-Terminus, tout le monde descend! crie le chauffeur du bus.
Chacun prend son sac à dos ou sa mini-valise et sort du bus. Je prends la main de mon père avant de sortir et au moment où mon pied est dehors, mon prénom sort de toutes les bouches. Les journalistes nous bombardent de photos et les interviewers nous harcèlent avec leurs questions. C'est vraiment abusé tout ça. On est pas le genre de personne de la téléréalité à vouloir faire le buzz avec un passage dans un stade. On n'a même plus le droit de se diriger vers un stade tranquillou les zouzous qu'on nous saute à la gorge pour avoir des scoops sur vous.

-Fanny, comment allez-vous après votre accident?
-Fanny, que pensent les joueurs de votre accident?
-Fanny, vous souvenez-vous de quelque chose?
-Fanny, un joueur de la FFF vous court-il après?
Je m'arrête et sens une main se poser dans mon dos. Je reconnaitrais cette main parmi tant d'autres. Il me caresse le bas du dos et s'arrête. Je me retourne vers le journaliste qui a le grand sourire vu que je me suis arrêtée pour lui répondre à lui mais pas aux autres. Sauf qu'il n'aura pas l'informations qu'il cherche.

-Personne ne connais ma vie, et ce n'est pas à un crétin de votre style que je vais la racontée. Mêlez-vous de votre vie, occupez-vous de vos oignons et lâchez nous. Allez vous occupez du mariage de Sarah Fraisou.

Je recommence à marcher et je sens les joueurs derrière moi rire aux éclats. Je suis fière de ma réponse. Je n'ai peut-être créé le clash du siècle comme Sarah et Néhuda des anges 8 mais sincèrement, je m'en fiche. Je voulais juste remettre ce journaliste à sa place et c'est tout. Je ne veux pas de truc sur moi dans les magazines. Je suis une personne simple, je ne fais pas de chichi pour rien.
-Fan', la prochaine fois, éclate son micro. Oh non, en fait. Je veux le faire à ta place. Crie Paul.

On entre enfin dans le stade de France. Cet immense monument. LE stade de France. On entre dans le vestiaire mais je ressors aussitôt. Je ne suis pas un mec. Je pars vers le stade et sors sur le terrain. Du monde s'est déjà installé à leur place. Il y a des déjà tellement de personnes. Les danseurs et tous les organisateurs mettent la scène d'ouverture en place. Des filles déguisées en bonbons, en lèvres dansantes, en danseuses de cabaret. C'est énorme. Je sens que ça va être mortel.

Les joueurs des deux équipes sont prêts, ils sont déjà à la queue les uns derrière les autres. Antoine en dernier. La musique commence ainsi que les danses dans sur tout le terrain. Tous les spectateurs sont à fond. Leur téléphone dans les mains pour immortaliser ce moment merveilleux. Moi-même je porte mon appareil photo et prend le plus de clichés possible. ''I gotta felling'' commence et David Guetta apparaît enfin. Il fait défiler quelques unes de ses chansons en featuring avec certains chanteurs et arrive enfin LA musique de l'Euro 2016. Zara Larson prend la parole et enflamme tout le stade. Tout le monde connaît cette chanson. Elle est devenue sans doute la plus écoutée dans toute la France depuis quelques jours. Après ce moment de musique, des bruits d'avion se font terriblement et fortement écoutés. Des avions passent au-dessus du stade formant le drapeau de notre cher pays, La France. C'est le moment dont tout la FFF attendait. L'entrée sur le terrain. Les deux équipes avancent et se positionnent. L'hymne Roumain sort des voix de tous les supportaires. Suite à cela, se gonflent les poumon des français qui chantent glorieusement et fièrement La Marseillaise. Les joueurs sourient face au peuple qui balance les petits drapeaux bleu, blanc, rouge. C'est merveilleux de voir un tel spectacle. L'hymne se termine et les cries se font entendre. Je me retourne vers mon père et le serre dans mes bras.

-On va y arriver. Je te fait confiance. Et je suis fière de toi, papa.

Je suis fière de toi

La rage au ventre [Antoine Griezmann] {Terminée}Des histoires addictives. Découvrez maintenant