Chapitre 38:
PDV FANNY:
-Ecoute-moi Paul, je sais de quoi tu es capable. Tu vas tout défoncer aujourd'hui. Je te le promets. Montre à la France et à tout le monde de quoi tu es capable. Pense à ta famille comment elle serait fière de toi. Pense à ton frère. Pense à ta mère. Pense à ton équipe. Je sais que tu y arriveras. TU en es capable, mon poulet. Aller!!
Aujourd'hui les gars jouent contre la Suisse. Les petits suisses!!!
Bref, trêve de bavardage. J'essaie de rassurer Paul qui est totalement en panique. Il a peur de partir et de se faire foutre dehors comme au Mondial. Mais je sais qu'il va gérer. Mon père fait son discours et les gars se préparent à entrer sur le terrain. Ils sont chauds. Antoine, je le sens moins. Je ne sais pas...
Le match est terminé. Alors entre le ballon crevé et les maillots suisses complètement déchiquetés, on en parle? Paul a été l'homme du match! Il a plus touché le ballon pendant ce match qu'en toute sa carrière. Non non, j'abuse mais il s'est vraiment donné à fond, contrairement à d'autre. Le match s'est terminé 0-0 mais les français se sont vraiment bien défendus. Les suisses n'étaient pas mal et je dois dire que certains sportifs suisses avaient un de ces corps! PFFOU LALA!!!
-Fanny, dans le bus.
Je monte et m'installe à côté de ma maman. Elle a décidé de vivre ces derniers instants avec papa et moi. J'ai donc décidé de revenir à Clairefontaine quelques jours comme ça on est les trois. Ma mère me prend dans ses bras et me caresse les cheveux. Elle fait toujours ça quand elle est stressée, mais pourquoi le serait-elle maintenant. Je me relève et la regarde paniquée.
-Maman, est-ce que ça va? Tu n'as pas l'air bien, tu es toute blanche.
-Ne t'inquiètes pas chérie, je suis fatiguée. Je vais bien.
Je fais oui de la tête mais je ne suis pas du tout convaincue par ce qu'elle m'a dit. L'état de ma mère se dégrade de jour en jour. Je sais qu'elle m'a dit qu'elle n'avait plus que quelques mois mais j'ai l'impression qu'à n'importe qu'elle moment, elle peut partir. Je ne veux pas qu'elle s'en aille. Je parlerai à qui de ma première fois, et de mon copain ou de mon futur mari? Je demanderai conseil à qui quand je serai enceinte? J'ai besoin d'elle... Sans me rendre compte, les larmes se versent de mes yeux. Je pleure à chaudes larmes.
-Chérie, ne pleure pas. Je sais que tu as peur mais tu ne peux pas te montrer faible. Je sais que c'est dure mais pense aux bons moments. Il y en a pleins!
-Je ne veux pas que tu partes. Je t'aime tellement maman...
A Clairefontaine, j'ai décidé d'aller dormir avec mes parents. Je me suis couchée au milieux d'eux comme je faisais quand j'étais plus petite. J'ai posé ma tête sur le flanc gauche de ma maman et j'ai écouté son coeur. Je l'ai entendu battre fort à tout cassé... Puis peu à peu... il a ralenti... il a continué à ralentir et a cessé de battre... J'ai pleuré toute la nuit... Mon père l'avait senti... On sent quand la personne que l'on aime le plus dans ce monde s'en va. Il n'a pas parlé. Il s'est juste levé, il m'a prise dans ses bras et on a pleuré les deux. Il m'a serrée dans ses bras et m'a réconfortée. Il a appelé l'ambulance qui est arrivée à la triple vitesse, réveillant tous les gars.. Ils se sont tous affolés et je n'ai pu retenir mes larmes devant eux. Ils ont embarqué ma mère sur le brancard et mon père est parti avec eux... Je suis restée à Clairefontaine, seule dans ma chambre, le doudou que ma mère m'a offert à mes 2 ans et une photo de nous récente dans les mains. Cette nuit là, je me suis vidée de toutes mes larmes. Antoine est venu dans ma chambre et s'est couché à côté de moi, il m'a pris dans ses bras et m'a gardé toute la nuit. Le 20 juin 2016 à 3h45 du matin, j'ai perdu ma mère. La femme qui m'a donnée naissance. Celle pour qui j'aurais donné la vie. Je l'aimais tellement fort et je n'ai pas su être auprès d'elle quand elle en avait besoin.
Je continue de pleurer alors qu'Antoine passe toutes les deux minutes pour voir si j'ai besoin de quelque chose. Voilà deux jours que ma mère est partie. Je ne sais pas pourquoi il s'occupe de moi ainsi mais ça me soulage de savoir que je ne suis pas seule.
-Fanny, il faut y aller...
Je me retourne et vois mon père, dans son costard noir... Je me regarde dans le miroir et soupire. Me voilà en robe noire, prête à faire mes adieux à ma mère. On monte dans la voiture et nous voilà partis pour Paris. Là où ma mère a toujours vécu et où elle souhaitait être enterrée. On arrive là-bas et on descend de la voiture. Mon père me prend la main et la serre. On avance et on voit le cercueil devant un trou dans le sol. Les gars sont tous là ainsi que le staff. Mon père, habituellement si heureux, est complètement détruit. Le prêtre commence son discours et les larmes coulent à flot chez tout le monde.
-Je vais donner la parole à sa fille, Fanny Deschamps.
Je m'avance près du cercueil qui retient ma mère.
-Corine était le genre de personne qui souriait même si elle était mal. Elle souriait et riait. Elle nous dirait en ce moment même de sourire, elle nous dirait qu'in ressemble à des mauviettes. Elle me disait de sourire à la vie et de ne jamais lâcher prise. Elle m'a appris que tout ce faisait beaucoup mieux avec la rage au ventre et je vengerai le cancer. Je me battrai pour elle. Parce qu'elle ne méritait pas de mourir. Elle était la mère la plus adorable de la planète. Et pour ne pas gâcher mon bonheur et celui de mon père, elle a décidé de s'éloigner de nous. Elle a préféré nous voir heureux sans elle que malheureux avec elle. Sauf qu'elle s'est trompée sur toute la ligne... On avait besoin d'elle. Elle était ma mère et j'avais besoin d'elle... A qui je pourrai me confier maintenant qu'elle n'est plus là? C'était ma meilleure amie et elle est partie. Elle m'a laissée seule.. Maintenant que j'avais renoué avec elle, elle part loin de moi. Mais comme elle l'a dit ces dernières semaines, on se reverra. On ne sait pas quand ni où mais on se reverra. Ma mère était une personne merveilleuse, elle faisait passer le bonheur des autres avant le sien. Elle s'est battue seule contre le cancer et voilà qu'elle a perdu la bataille. Mais pas la guerre. Le cancer a peut-être emporter son corps mais pas son âme. Tu serras à jamais dans nos coeur maman. Je t'aime fort!!
Je m'écroule au sol et pleure.. Pleure encore et je ne me rends pas compte que je ne fais que ça depuis 2 jours. Comment est-ce que je peux encore avoir du liquide à l'intérieur de moi si je n'ai rien bu ni manger. Suis-je vraiment entrain de penser à ça pendant l'enterrement de ma mère? Je suis la pire des filles.
-Ssshh... Ecoute-moi, Fan', je suis là maintenant, je ne te laisserai plus toute seule. Je te le promets. Me chuchote Antoine à l'oreille.
Il m'embrasse la tempe et me prend dans ses bras. Je l'aime tellement.
Je te surveillerai de là haut, je te le promets ma chérie...
VOUS LISEZ
La rage au ventre [Antoine Griezmann] {Terminée}
FanfictionFanny Deschamps, jeune fille de 19 ans, survit à un accident aériens mais devient amnésique. Son père, Didier, veut lui redonner le goût de vivre. Il veut qu'elle se souvienne d'à quel point elle aimait le football. Mais pour ça, il compte sur ses j...
![La rage au ventre [Antoine Griezmann] {Terminée}](https://img.wattpad.com/cover/94395230-64-k52022.jpg)