Chapitre 18

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Chapitre 18:

Je me réveille dans une chambre qui n'est pas la mienne. Elle y ressemble mais celle-là sent l'homme et il y a une photo de moi sur la table de chevet. Je me souviens alors que je suis dans la chambre de mon père. Minute papillon. Si moi j'ai dormi dans son lit, lui il a dormi où? Je m'assieds sur le lit et trouve mon père, endormi, sur un petit fauteuil. Je caresse sa main et il se réveille en sursaut.

-Hey, ça va? Il se touche la nuque et fait des mouvements circulaires avec.
-Papa, tu n'aurais jamais dû dormir ici, pourquoi tu ne t'es pas couché? Soit à côté de moi soit dans ma chambre.
-Je l'ai fait mais je voulais te surveiller. Comment tu vas, chérie?

Je lève mes épaules. Je ne vais pas bien, je suis frigorifiée, encore. Mon nez est complètement bouché. C'est bien d'être enrhumée en été presque. Je me relève et regarde l'heure. Les sportifs sont sûrement déjà en train de prendre leur petit-déjeuner. Je décide donc d'aller me changer dans ma chambre pour pouvoir après aller manger aussi. J'enlève mes vêtements de la veille et me dirige vers la douche. L'eau chaude me détend un peu. Je me lave les cheveux ainsi que mon corps. Les souvenirs des mains d'Antoine sur mon corps, hier, me reviennent. Je men sens d'un coup dégoutée de mon corps encore plus qu'avant alors je le frotte pour enlever toutes traces de la soirée de hier. J'essuie ma bouche aussi. Je sors, m'essuie et m'habille. Je prends mon appareil photo et descends vers le réfectoire. Tout le monde arrête sa conversation quand j'arrive mais je fais comme si rien n'était. Je prends un croissant et une tasse de cappuccino et m'installe à côté de mon père qui est déjà là. Je sens un regard insistant sur moi mais je ne vais pas me donner la peine de regarder cette personne. Je sais pertinemment de qui il s'agit. Je mange tranquille. Qu'on ne vienne pas me faire chier.
-Tu vas bien Fan'?

Je regarde Paul et lui souris. Je lui fais ''oui'' de la tête et continue de manger.
-Tu n'as pourtant pas l'air dans ton assiette.
-Je me suis perdue dans la forêt, je n'avais plus de batterie dans mon téléphone, j'ai dû me confronter à un sanglier du type Pumba dans ''Le Roi Lion'', je me suis endormie sur une souche et je suis enrhumée. Je crois que c'est un peu normal que je ne sois pas dans mon assiette.

Je continue de manger et ne prête plus aucune attention à ces imbéciles. Ils redescendent tous dans mon estimes. Je les déteste, tous autant qu'ils sont. Je les hais.

L'entraînement est rude aujourd'hui, dans 2 jours c'est le début de l'Euro. La France ouvre le bal contre la Roumanie. A Saint-Denis. Je n'ai aucune envie d'y aller mais il faut. Je dois prendre les photos pour l'album de la fin de l'Euro. Je les vois tous très concentrés, ils sont si sérieux. Personne ne rigole aujourd'hui. Je sais qu'ils font tous leur gentils pour être titulaires au match d'ouverture. Je sais comment ça marche. Mais dommage pour certains, mon père a déjà fait son plan, et moi, je suis au courant de tout!!! Paul, Hugo, N'Golo, Laurent, Adil, Sagna, Patrice, Blaise, Dimitri, Olivier et pour terminer Antoine. Je sais que pour certain d'entre eux, il est important ce match, c'est leur premier match d'Euro et ils ont envie de jouer mais les envies, pas tout le monde à les mêmes.

-Fanny, tu peux shooter le ballon, s'il te plaît?
Je baisse le regard vers cette chose ronde qui jonche le sol. Cet objet ne me donne même pas envie de le toucher mais il faut que j'arrête de faire ma capricieuse. Je lance le ballon à Dim. Il me remercie d'un large sourire. Je lui rends et continue de faire des photos.

Je prends beaucoup de cliché de tous les joueurs, mon père ainsi qu'au staff. Je veux qu'ils gardent un magnifique souvenir de cet Euro. Je sais, je sens, que ça va être d'enfer! On va s'amuser et surtout ils vont s'amuser!! J'ai envie de faire des efforts pour eux, pour mon père... Mais je n'arrive plus a être en contact avec un ballon. Ça m'énerve. J'ai l'impression d'être une intruse là dedans. Mon père m'a regardée shooter le ballon, je sais qu'il a envie que je revienne à ce sport mais je ne peux simplement plus être en contact de ces choses rondes.

On est tous autour de la table pour manger mais quelques joueurs maquent à l'appel du coup, on doit les attendre. Et devinez qui n'est pas là? Antoine, Paul et Patrice.
-Bon, commençons.
-Ils ne viennent pas? Je demande.

Mon père fait non de la tête et me montre son téléphone. Un message de la part de ''Grizzi'' y est rédigé.

''Bonsoir coach,
Avec Paul et Patrice, nous sommes venus à Paris pour passer un petit peu de temps avec nos demoiselles. Ne nous attendez pas pour le souper. Bonne soirée.''

Bien, passez une bonne soirée avec vos nanas. Moi j'aurai votre bouffe!!

Jalousie de Jalousie

La rage au ventre [Antoine Griezmann] {Terminée}Des histoires addictives. Découvrez maintenant