Chapitre 46:
Nous revoilà à Clairefontaine, comme nous l'avait demander Didier (oui, j'ai décidé d'appeler mon père par son prénom et alors?)
-Martina quel plaisir de te revoir!
Je m'arrête à cette phrase. Je vois mon père arrivé les bras ouverts pour accueillir Martina. Je rêve? Je lâche ma valise au milieu du hall d'entrée et me casse. Je pars en courant vers le terrain et commence à jongler avec le ballon. Je le laisse tomber par terre et tape bien fort dessus pour qu'il entre dans la cage. Mais c'est poto du haut.
-Raaaah!!! Putain!
Je m'assieds par terre et commence à arracher les brindilles d'herbe. Je repense à la clairière dans la forêt, je me lève et pars dans ce monde éloigné de tous. Je ne comprends plus mon père. Au début, il voulait que je vienne à Clairefontaine pour que j'arrête mes conneries, c'est ce que j'ai fait. Ensuite il voulait se rapprocher de moi après la perte de ma mère, c'est ce qu'on a fait et là, il me "remplace" par Martina? C'est une blague?
Plin Plin
Je regarde mon téléphone et vois un message d'Antoine.
"Ta valise est à l'entrée mais tu n'y es pas. Où es-tu mon coeur?"
Je décide de l'appeler.
-Si mon père se souvient qu'il a une fille dit lui que je suis venue me promener. Seule. Et s'il ne se souvient pas de moi, ne lui dit rien. On verra combien de temps il prendra pour remarquer mon absence.
-Et moi dans tout ça? C'est quand que je te vois?
-Antoine...
Je souffle et baisse la tête tout en marchant.
-Non! Fanny, tu fais passer tes problèmes avec ton père avant nous. Ça ne peut pas continuer.
-On va pas se fâcher à chaque obstacle? Si?
-À toi de voir.
Et il raccroche. Putain j'en ai tellement marre!
Je remarque que je suis déjà arrivée alors je me pose et me mets à réfléchir. J'aurais peut-être dû mourir dans cet avion. J'aurais épargné des problèmes et des emmerdes à tout le monde. Personne ne se souviendrais de moi, je ne souffrirais pas et tout le monde serait heureux. J'en ai tellement mais tellement marre.
J'essaie rageusement mes larmes et crie un bon coup pour évacuer la rage.
-Ça me soule!!!
Je me dirige vers un arbre et tape dessus. J'entends un "crac" et une douleur immense s'empare de ma main. Génial!! Je me mets à pleurer tellement que j'ai mal mais je ne veux pas rentrer tout de suite. Je prends une feuille verte et l'enroule autour de ma main. Je sèche mes larmes et ferme les yeux. Pourquoi en suis-je là aujourd'hui? J'en sais rien.
\\Ellipse//
-Salut Jaques, est-ce que tu peux jeter un coup d'il à ma main, s'il te plaît?
Il hoche la tête et examine ma main. Ses yeux s'élargissent rien qu'en touchant mon index et mon annulaire.
-Tu les sens?
Je fais non de la tête. Il fronce les sourcils et fait non de la tête.
-Ils sont fragilisés, il faut faire un peu attention.
-Quoi? Encore?
-Faut arrêter de frapper les arbres mademoiselle. Les puntching ball sont faits exprès.
Je fais oui de la tête et il me fait un plâtre. Je baisse la tête et me rends compte que je suis à nouveau inutile. Fait chier...
-Voila, un mois sans faire d'efforts.
-J'écris comment maintenant?
-Fallait y penser avant.
Je descends du lit médicale et pars dans le hall où se tenait encore ma valise. Je vois les gars rigoler à tue tête avec Martina. Elle est entre Paul et Dimitri. Elle est carrément sur Dimitri en fait. Elle lui caresse la cuisse et il se laisse faire? Non mais c'est une blague?
D'un coup, elle se tourne et rigole.
-Action ou vérité Antoine?
Je rêve?
-Vérité!
Non non non...
-Qui as-tu déjà baiser dans Clairefontaine?
-Fanny.
Boom! Ça c'est le bruit de mon coeur qui explose. Ramoli. Écrabouillé. Détruit. Tout ça n'était que de la baise pour lui?
-Bon, dis Antoine, Paul, action ou vérité?
-vérité!
-Quelle nouille! Bon, est-ce que tu as déjà eu envie d'embrasser quelqu'un à Clairefontaine, homme ou femme?
-Ouais, Fanny.
Je cache ma bouche pour ne pas qu'ils m'entendent. Je me cache légèrement derrière le mur, regarde Julie qui est la aussi et attends le reste.
-Anto!
-Vous acharnez pas sur moi s'il vous plaît, action!
Je regarde un peu, toujours cachée derrière le mur et remarque que Martina a changé de place. Elle est à côté d'Antoine et lui caresse les cheveux. De la même manière que moi je le fais. Quelle conne j'ai été de croire qu'elle pourrait être mon amie. Et Antoine? Pourquoi se laisse-t-il faire?
-Tu dois dire à Fanny que tu ne l'as jamais aimé.
Paul? C'est Paul qui a osé donner cette action? J'espère qu'Antoine aura le respect de refuser cette action débile.
-Mais c'est vrai, je ne l'ai jamais aimer.
Et là, les larmes dévalent sur mes joues. Je sors de ma cachette et le regarde. Il semble surpris de me voir ainsi que les autres gars.
-Ravie d'apprendre que je t'ai servi de vide couille quand ta copine t'a largué. Et franchement, quelle belle connasse tu fais Martina! Et Dim, t'as une femme et 3 enfants. S'il te plaît.
Je sèche mes larmes et remonte dans ma chambre en emportant ma valise avec moi. J'entends les gars m'appeler mais je ne leur porte aucune attention.
Je claque ma porte et m'appuie dessus. Pourquoi tout s'acharne sur moi. Je prends mon téléphone et appelle la personne que je ne croyais plus jamais revoir de ma vie: John.
-Fanny Deschamps! Comment ça va?
J'éclate en pleurs.
-Fanny? Ça va bichette? Espera dos minutos mi amor, Fanny tiene un problema. (Attends deux minutes mon amour, Fanny a un problème). Dis moi.
-Il s'est servi de moi... Il m'a utilisée comme vide sac quand Erika est partie. Il ne m'aime pas. Il se venge sur moi. De tout ce que je lui ai fait. Mais depuis que je le connais je n'ai jamais autant souffert de toute ma vie. Je n'y arrive plus John. Je vais péter un câble. Je vais faire une connerie.
-Tu ne vas rien faire du tout! Écoute moi, viens à la maison. Erika voudrais bien te voir et comme ça on pourra en discuter.
-Je vais voir.
-Aller, Mia te réclame par fois.
Je rigole légèrement et souris en me revoyant avec cette petite fripouille. Je dis que je passerai demain dans l'après-midi et raccroche. Je regarde le cadre photo devant moi mais jette un coussin dessus ce qui fait qu'il tombe au sol et qu'il se brise en mille morceaux. Je crie dans mon coussin et le déchire.
Toc toc
-Si c'est un des gars, vous pouvez aller vous faire foutre j'ouvre à personne.
-C'est Julie.
Je fronce les sourcils et par lui ouvrir la porte. Elle souris tristement en voyant le pitoyable état dans lequel je suis. Elle entre et part directement dans la salle de bain. Elle revient avec des lingères démaquillantes et ma trousse de maquillage.
-Une fille ne se soit pas de verser des larmes pour les mecs qui n'en valent pas la peine.
-Je l'aime. Et je ne peux pas y croire qu'il ait fait ça.
Elle efface les traces noires laissées par mon mascara et en remet un peu sur mes cils. Le blush sur mes joue s'est estompé avec les larmes alors elle en rajoute une couche.
-Aller chérie, on ne pleure plus!
-Pourquoi tu m'aides au fait?
-Parce que je t'ai piqué ta place sans le vouloir et la moindre des choses à faire c'est de t'aider.
Je souris et la prends dans mes bras. Je la remercie et on discute une bonne partie de la fin d'après-midi. Au dîner, je suis descendu manger comme si de rien n'était. Je me suis assise au fond de la table, seule. Antoine me lançait des regards que j'évitais. Mon père ne m'a toujours pas adresser la parole mais il fait les yeux doux à Martina. Mais c'est une blague? Elle envoûte tout le monde dans ce château? On se croirait dans Blanche-Neige...
Je finis rapidement de manger et m'en vais dans ma chambre. Je me change et mets mon pyjama Snoopy. Je mets la chaîne de films en marche et regarde "Avant toi". Je suis fatiguée de ma vie...
Vers 23h tout le monde est censé être au lit du coup, j'en profite pour aller en cuisine boire un verre de lait. Je passe devant le bureau de mon père et m'arrête lorsque je vois de la lumière. La porte entre-ouverte laisse paraître un faisceau de lumière. Je me penche et regarde. Une femme est assise sur le bureau de mon père. Elle porte un pantalon jeans et un pull large. Mon père se tient debout entre ses jambes et l'embrasse à pleine bouche. Il lui tire les cheveux et je peux enfin voir le visage de cette femme. Le choc me fait reculer. Je frappe violemment mon dos contre le mur et tombe au sol.
Que fais-tu Didier? Laisses-tu ta fille de côté pour ça?
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La rage au ventre [Antoine Griezmann] {Terminée}
FanfictionFanny Deschamps, jeune fille de 19 ans, survit à un accident aériens mais devient amnésique. Son père, Didier, veut lui redonner le goût de vivre. Il veut qu'elle se souvienne d'à quel point elle aimait le football. Mais pour ça, il compte sur ses j...
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