Chapitre 31

7.2K 347 3
                                        

Chapitre 31:

Je recule de plus en plus jusqu'à ce que je me cogne contre la petite commode. Lui, il avance et me prend la bras. J'ai peur. Je savais que quelqu'un était entré. Je ne suis pas parano.

-Je me présente. Je suis John Mayer. Je suis journaliste pour le magazine CLOSER. J'aurais quelques questions a vous poser.
-Vous n'auriez pas pu attendre que demain matin arrive? Vous étiez obligé d'entrer par effraction dans ma chambre?
-Oui, je ne fais que mon travail.
-Eh bien, il est vraiment pourri votre travail. Il ne sert à rien.
-Comme vous chère Fanny.

Je le regarde mal, il en sait quelque chose peut-être. Quel imbécile.
-Qu'est-ce que vous voulez?
-Des scoops.
J'éclate de rire. Mais 'c'est le boulot de Jeremstar de balancer les scoops. N'importe que ce journaliste à la noix. Sauf que le fait que j'aie rigoler ne la pas plu. Alors il s'est assis à côté de moi et m'a regardé super sérieusement.

-J'ai besoin de ces scoops pour assurer mon boulot dans l'agence.
-C'est pas mon soucis ça! Vous vous démerder avec vos affaires. Je ne trahirai pas mes amis ni mon père pour aider un homme que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam.

On toque à ma porte et je vois Antoine entrer. Il reste surpris et d'un coup son visage se change et il devient en colère. Sans le montrer, il me pose une question que je n'aurais jamais cru qu'il me poserais.
-Il est parti ton fantôme? Ou tu as peut-être besoin de capotes?
Je vous jure, je n'ai qu'une envie, c'est de me mettre à genoux et lui jurer que ce n'est pas ce qu'il pense. Mais si je le fais, ce journalise de pacotille aura de quoi accroître ses recherches et ses news. Déjà avec ce qu'Antoine a dit, ça va faire scandale. Je pose ma main sur mon front et fait non de la tête et qu'est-ce qu'Antoine a fait? Il empire!

-Ah non, c'est vrai t'en a pas besoin. T'en a surement un tas dans ta table de chevet à force de te faire défoncer par ce mec. Au fait, je pensais que ce n'était que le garde du corps mais en fait s'il était la c'était pour toi.
Je finis par me lever et l'embrasser. Désolée, ça me soulais. Je me sépare et le regarde dans les yeux.
-Tu me soule Antoine Griezmann. Tu n'es qu'un con. Dégage.

Antoine retourne dans sa chambre après avoir claqué ma porte. Et voilà. Il en aura des choses à raconter le journaliste. Je me retourne vers lui et le vois, appareil photo à la main, et bloc note dans l'autre. Il a un sourire machiavélique sur les lèvres et je suis tellement dégoutée de lui avoir donné ce qu'il voulait: du scoop.
-Je vous en supplie... Ne publiez pas ce que vous venez de voir...
-Tu m'as l'air bien vulnérable petite Fanny.
-Je ferai tout ce que vous voudrez mais ne publiez pas ça... Je risque d'avoir des problèmes ainsi qu'Antoine. Je ne me le pardonnerai jamais s'il est mis hors de l'équipe.
-Tout ce que je voudrai?
-Tout.
-Tu dois te faire passer pour ma copine.

J'éclate de rire. Je vous promets, je n'ai jamais autant rigoler en une soirée qu'aujourd'hui.
-Non. dis-je en arrêtant subitement de rire.
-Très bien. Ton scoop sera demain dans CLOSER.
-Je vous hais.
-Je ne t'aime pas beaucoup non plus.

Il passe devant moi et ouvre la porte.
-Si vous publiez ça demain, je vais porter plainte pour effraction dans un lieu privé et violation de vie privée.
-On verra qui gagnera. Bonne nuit mademoiselle Deschamps.

Il s'en va sans fermer la porte alors je prends la peine de bien la frapper. Je suis enragée. Comment c'est possible d'être aussi con? Si Antoine se fait virer par la FIFA à cause de moi, je me détesterai pour toute la vie. Si la séparation avec Erika survient à cause de ça, je m'en voudrai aussi. Je ne peux pas laisser ça comme ça. Je vais faire la pire erreur de ma vie mais il le faut. Je sors en courant de ma chambre et rattrape le journaliste.
-Attenez... En quoi consiste la condition?
-Je vois que tu as eu le temps de réfléchir.Tu fais semblant d'être ma copine.
-Et j'y gagne quoi?

Il rigole à son tour.
-La vie privée de ton ami Antoine.
-Et vous, vous y gagnez quoi?
-Je gagne la jalousie de ton cher Antoine. Et je veux le faire souffrir. Je veux qu'il souffre comme il m'a fait souffrir.
Je fronce les sourcils. Pour quel diable veut-il rendre Antoine jaloux et le faire souffrir? Dans quel but? Il sourit méchamment et rigole.

-Tu veux savoir pourquoi?
Je dis oui avec la tête et la baisse directement.
-Erika n'était autre que Erika Mayer jusqu'à ce que ce jeune Antoine Griezmann, idole de nombreux ados, merveilleux joueur dans l'équipe Atlético de Madrid et beau gosse, n'arrive. Il m'a pris ma femme  et jamais je ne lui pardonnerai pour ça.
-Pourquoi il ne vous a pas reconnu.
-Parce qu'il ne sait pas qui je suis.

-John?

On se retourne et Erika est la planté, un verre d'eau à la main.
-Que haces aquí? (que fais-tu ici?)
-Vine buscarte, mi amor.( je suis venu te chercher mon amour)

Oh non... c'est une énorme blague... Mais dans quoi je me suis embarquée encore?
-John... Quiero a Antoine. No puedes volver. Soy feliz, debes gira la página. (John, j'aime Antoine. Tu ne peux pas revenir. Je suis heureuse, tu dois tourner la page)
-Pero te quiero Erika, te quiero. No tenías el derecho a irse así. (Mais je t'aime Erika, je t'aime. Tu n'as pas le droit de partir comme ça)

Elle me regarde et baisse la tête. Je sais qu'elle ne voulais pas que je sois au courant de cette histoire. Je peux l'imaginer. Elle a peur que j'aie dévalé toute l'histoire à Antoine. Mais je ne suis pas comme ça. Je sais qu'Antoine aime Erika, ils ont une petite fille ensemble. Je ne vais pas les séparer. Et je suis sûre qu'Erika l'aime aussi.
Erika finit par faire un ''non'' de la tête et la relève.

-No, no puedo...(non, je ne peux pas)
-Tengo que hacer nada, tengo Fanny ahora (j'en ai rien à faire, j'ai Fanny maintenant)

Non... non... non

La rage au ventre [Antoine Griezmann] {Terminée}Des histoires addictives. Découvrez maintenant