L'espoir.
Un mot bien compliqué, désignant tant de valeurs. Autrefois, j'y consacrais toute mon attention, croyant y voir la lumière qui éclairait mes nuits et réchauffait mon cœur. L'espoir n'est pas abstrait, bien au contraire. Il dessine notre vie, lui donne un nouveau sens.
Parfois, il arrive qu'il permette de nous sauver, voire même de redonner le sourire à des personnes qui ont perdu toute notion de temps. Dans un sens, l'espoir est bénéfique, et cela à toutes les échelles.
Tel un instinct de survie, la volonté sur dimensionner de croire en un avenir meilleur nous conditionne, jusqu'à même nous façonner de l'intérieur, pour devenir les personnes que nous sommes aujourd'hui. Le passé, quant à lui, nous aide à réfléchir sur nos erreurs, afin de ne pas les commettre dans l'avenir radieux qui s'offre à nous telle une colombe en plein vol.
Quelle jolie métaphore de la vie, lorsqu'on y pense.
Parfois, il est bon d'espérer et, parfois, il convient, pour le bien de tous, de s'abstenir. Les paroles peuvent en effet être à double tranchant, jusqu'à aller nous faire du mal. Une bonne volonté se transforme rapidement en une mauvaise idée, qui part d'ailleurs favorise la notion de défaite, jusqu'à même repousser le plus loin possible de notre espoir infini.
Autant dire qu'il occupe un large espace dans mon esprit.
Mais, aujourd'hui, où le blanc lui-même ne semble plus être blanc, la peur m'accable. La colère, de son côté, reste bien présente, attendant le bon moment pour se manifester. Parmi toutes les possibilités que je m'imaginais, parmi tous les avenirs qui s'offraient à moi, du plus misérable au plus parfait, jamais une telle idée ne me serait venue à l'esprit.
Là encore, la preuve même de mes erreurs commises s'affiche tel un écran géant, aux yeux de tous et au cœur de chacune des personnes vivant à l'Institut. Et, pourtant, je n'ai pas honte. Non, je dirais même que j'en suis satisfait. Pas jusqu'à aller dire que j'en rêvais, mais presque. Tout était bien trop beau, bien trop parfait. Un nouveau corps, une nouvelle vie. Un amour indéfinissable, et un avenir promis à de grands projets.
Quelle ironie.
Autant dire que cette jeune fille-là a disparu. Désormais, et ce pour toujours, La Lisa du passé n'est plus. Seule reste la souffrance et, étonnamment, un sentiment aussi flou qu'évident : la colère.
- Vraiment je...
- Tais-toi, Tom. Je ne veux rien entendre.
Et, pourtant, s'il savait comme je voudrais arrêter ce silence ! Comme par hasard, à croire que tout se trouve être contre moi, la musique classique n'opère pas dans le Secteur judiciaire. Quelle ironie du sort lorsque l'on sait que pas plus tard que ce matin, je priais pour ne plus jamais à avoir écouté cette musique
Lors de ces moments, il est difficile de ne pas voir la chance que l'on a. À toujours vouloir plus, on finit toujours par se bruler les ailes.
Ainsi, totalement épuisée et impuissante face à la situation, me voilà assise à même le sol, les jambes tendues devant moi comme de vulgaires lambeaux. Ma main droite, tel un singe, s'agrippe fermement à l'un des barreaux, tandis que mon dos repose sur le mur, formant un angle droit avec celui de fer me séparant de mon être cher.
Enfin, de mon "ancien être cher".
Tom reste impassible, ne prononcent rarement que quelques mots, histoire de débuter une discussion d'adultes responsables. Nous avons beau avoir le même âge, il m'a toujours semblé être la plus âgé, comme si tout reposé sur mes épaules ; telle une mère attentionnée. Il est donc évident que moi et moi seule doit choisir quand et comment rompre le silence. Ce dernier à bien durer des heures, je ne m'en lasse pas.
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Entre Deux Mondes
Science FictionJackson vit dans un internat reculé et lugubre, où les maîtres mots sont respect et travail. Bon élève et entouré d'amis, sa vie est des plus agréables, si l'on oublie ses cauchemars et visions tout aussi étranges que surprenants. De son coté, Lis...
