Chapitre 34 : Phase de Transmission

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Le temps des mensonges est terminé...

Un soleil radieux régnait alors. Plus aucune ombre, plus de ténèbres. Le monde n'était plus que nuance de blanc et d'éclats dorés, comme si une explosion venait d'avoir lieu. Le rêve se résumait à une simple parcelle arborée de toutes parts, encerclée par la végétation et envahi par des fleurs extravagantes. Un doux parfum de rose s'échappait également des buissons grimpants.

Une multitude de bourgeons fleurissaient sous une douce chaleur de printemps, dégageant les toutes première mélodies de mère nature. L'herbe folle qui régnait alors sur le terrain accentuait encore plus l'effet d'abondance. Rien n'était épargné. Tout était parfait.

Un paradis à n'en pas douter...

Mais l'ensemble paraissait bien trop fantasque, bien trop irréaliste. Et Jack, perché dans les airs au-dessus de la scène, en conclut dès les premiers instants de son apparition. Un lieu emplit de mensonge, comme si tout résultait des tentations inaccessibles de l'Homme. Un véritable jardin d'Éden s'offrait cependant à ses yeux et, quoi qu'il puisait dire, il se laissa submerger par la beauté des événements.

Du moins, jusqu'à ce qu'il l'aperçut.

Un homme mince. Grand et long comme un bâton, qu'un simple coup de vent pourrait sans le moindre mal briser en deux. Un frisson indescriptible parcourra la peau de Jack à la vue de sa blouse blanche, attachée par une ceinture au niveau de taille, et boutonnée jusqu'au cou. Cette personne, pour le moins particulièrement dérangeante, restait là, devant un pilier de marbre, dont la surface se retrouvait envahie par les rosiers.

Du bout de ses doigts atrophiés et amaigris, il caressait les feuilles avec une volupté presque divine, puis agrippa une rose ouverte. Ses pétales d'un blanc éclatant resplendissaient sous la lumière du jour, et le doux et délicat parfum arriva rapidement jusqu'aux narines de Jack. Pas la moindre présence de vent ne se faisait ressentir, comme si l'espace et le temps restaient figés sur le moment. Mais les mouvements de l'homme en prouvaient le contraire. Ses muscles allaient et venaient, sans jamais rester à leur place. Une véritable punaise sur patte, mais cependant voluptueuse.

L'homme ne semblait pas être une vilaine personne. Non, il se comportait comme celui des autres rêves : quelqu'un de froid, de livide et presque, dirait-on, d'insociable. Et pourtant, une émotion se dégageait de son corps, et parvenait à transparaître sur le reste de la scène.

Tout n'était que silence, tout n'était que calme.

La douce mélodie d'un ruisseau en évolution s'entendait cependant, comme un lointain souvenir plongeant dans les abysses. Une ambiance assez posée et détendue prit donc l'avantage dans cet environnement plutôt exotique. Jack d'aussi loin qu'il s'en souvienne, n'avait jamais vu un tel endroit. Que ce soit dans les parcs dans lesquels il s'était promené jadis étant petit, ou encore des images dans les livres illustrés : ces lieux se distinguaient tant par leur originalité que par leur beauté.

Presque oubliait-on la présence de l'homme en blouse. Son regard continuellement plongeait vers ses roses, ses pensées sans doute perdus dans la mélancolie. Bien que Jack resta  à une hauteur stable et unique, il pouvait cependant pivoter, ou encore avancer de droite à gauche. Il ne comprenait pas encore ce tel processus, mais il le préféra en comparaison à celui où il était prisonnier dans autre corps.

Dans un autre être.

Mais tout fut de courte de durée. C'était bien trop beau et trop magnifique pour être réel. Presque utopiste, l'environnement se trouvait bien calme, bien trop calme....

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