Chapitre 8 - REMUS LUPIN

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Cette année, ce fut accompagné d'idées sombres que Remus traversa la voie 9 ¾ pour se rendre sur le quai du Poudlard Express. Ses parents l'accompagnaient et ils semblaient tous les deux comprendre que quelque chose n'allait pas en ce moment mais ils n'avaient fait aucune remarque, pour le moment.

Comme chaque année, le quai de la gare était envahi par les élèves et leurs parents. Une véritable fourmilière s'agitait autour du rutilant train rouge et noir. Remus s'y dirigea laconiquement mais il sentit la main de Maman l'attraper doucement par le bras pour l'arrêter.

- Eh, tu ne comptais pas partir sans nous dire au revoir, j'espère, dit-elle en souriant presque tristement.

- Oh... Oui, pardon.

Papa lui fit un sourire bienveillant.

- Tu es pressé d'aller à Poudlard, hein ?

- Euh... Ouais. On n'a qu'à dire ça.

Le sourire de Papa s'évanouit doucement. Cette fois-ci, ils ne semblaient plus faire comme si tout allait bien. Maman avait soudain une mine soucieuse.

- Qu'est-ce qu'il y a, mon chéri ? Tu n'es pas content de retrouver tes amis ? Tu t'amusais si bien, à Poudlard, avant.

- Oui... Avant...

Ses parents ne dirent rien mais leurs regards continuaient à peser sur lui, comme s'ils attendaient patiemment qu'il développe. Il sentit qu'il ne pouvait plus rester muré dans le silence.

- Avant, James, Sirius et Peter ne savaient pas que j'étais... Enfin, ils ne savaient pas pour moi.

Il n'aimait pas parler de sa différence. Du fait qu'à chaque pleine lune, il se transformait en loup-garou. Du fait qu'en juin dernier, il avait failli réduire Jenna Potter, la sœur de James, en charpie.

- Et maintenant qu'ils savent... Je ne sais pas si on va pouvoir faire semblant encore longtemps. Et Poudlard, sans eux, ce n'est rien.

- Mais mon chéri, ils t'ont dit qu'ils n'en avaient rien à faire, en juin dernier, fit Maman, ils t'acceptent comme tu es. Tu as même continué à échanger par hiboux tout l'été avec tes amis.

- Oui, je sais mais... Je sais aussi que c'est mieux comme ça.

- Alors, tu... Tu as pris ta décision ? dit Papa, visiblement chagriné. Tu comptes tout arrêter avec tes amis ?

Remus soupira. Il comptait le faire. Mais une chose était sûre, il ne voulait pas le faire. Son amitié avec James, Sirius et Peter était la chose la plus précieuse qu'il avait. Mais ils seraient mieux sans lui, de cela, il était sûr.

- James, Sirius et Peter ont un comportement... disons, irrationnel, face au danger. Maintenant qu'ils savent, pour moi, ils feront des choses dangereuses. Je suis sûr qu'ils seront prêts à vouloir m'accompagner durant mes nuits de transformation ou quelque chose comme ça. Alors pour leur bien, je pense qu'il vaut mieux que les Maraudeurs ne soient plus que trois, maintenant.

Papa semblait toujours soucieux. Maman, elle, eut un sourire triste. Mais quelque chose de nouveau s'était mis à briller dans ses yeux. Comme si elle savait quelque chose qu'il ignorait.

- Très bien, dit-elle, tu feras comme tu jugeras nécessaire. Mais sache une chose, Remus. Des amis comme James, Sirius et Peter, de vrais amis qui t'acceptent comme tu es et pas autrement, c'est rare. C'est une chose qu'il faut défendre de toute son âme quand on a eu la chance de la posséder. Alors réfléchis bien à ce que tu vas dire lorsque tu seras devant eux, d'accord ?

Devant eux... Remus n'osait imaginer ce moment où il devrait dire à ses amis qu'il valait mieux tout arrêter. Il fut incapable de répondre. Mais un sifflet retentit et coupa la conversation à ce moment-là.

- Allez, mon chéri, fit Maman en le serrant contre lui, dépêche-toi, le train va bientôt partir !

Remus remarqua que la gare s'était considérablement vidée. Il fit un rapide câlin à ses parents et se dépêcha de bondir dans le Poudlard Express.

Les Maraudeurs et les Caves maudites (tome 3)Des histoires addictives. Découvrez maintenant