Chapitre 145 - REMUS LUPIN

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Dix heures et quart. Remus éprouva un tel soulagement qu'il faillit s'effondrer au sol, comme si son corps entier se relâchait. C'était terminé. Dumbledore avançait calmement sous la statue de Rivgoupil, une longue baguette perlée à la main, suivi de McGonagall, Flitwick, Chourave et Slughorn.

Horn, qui tenait toujours la Pierre céleste dans la main, les regarda s'approcher avec hostilité.

- Je devine que c'est Voldemort lui-même qui vous a demandé de lui récupérer cette pierre, Clifford, dit le directeur comme s'il conversait calmement à la salle des professeurs, que compte-t-il en faire ?

Horn lâcha un rire dénué de joie.

- Comme si j'allais vous le révéler, Dumbledore ! Comment avez-vous su où chercher ?

- Si vous n'aviez pas autant négligé votre devoir de professeur, vous seriez resté plus longtemps à travailler avec nous à savoir comment débarrasser Poudlard de cette malédiction. Notre travail et notre fantastique déduction logique nous ont conduit ici, dans ce lieu oublié de l'Histoire elle-même. Roswitha Rivgoupil ! Ah, je me rappelle lorsque j'ai appris son existence. Je sortais à peine de Poudlard et j'étais fasciné par l'histoire de cette femme. R m'a même approché pour faire partie de leur secte à une époque. J'ai dû répondre par la négative, je le crains. Trop Gryffondor pour être un Rivgoupil, disaient-ils avec ironie. Probablement vrai.

- Albus, murmura McGonagall sans quitter Horn des yeux, les enfants sont entre nous. Il faut les écarter ou ils risquent d'être blessés.

- Oui, vous avez tout à fait raison, Minerva. Clifford ? Cela ne vous dérange pas que ces jeunes gens se décalent sur le côté. Nous ne voudrions pas qu'il y ait des blessés parmi eux, n'est-ce pas ?

- Et vous avez tout intérêt à ce qu'ils n'aient rien ! rugit Chourave d'un ton que Remus ne lui connaissait pas. Si je vois ne serait-ce qu'une égratignure sur leurs visages...

- Oh, je crains qu'il y ait eu quelques bobos, ricana Horn, Miss Evans et Miss Black peuvent en témoigner. Pour les autres, ils saignent mais ce n'est pas de mon fait.

- Espèce de sale...

- Du calme, Pomona, coupa Dumbledore d'un ton toujours aussi posé, Filius ? Voudriez-vous... ?

Il n'acheva pas sa question mais Flitwick comprit tout de suite. Remus vit que Patricia, toujours sous sa forme de lionne, s'était dissimulée derrière une colonne et les professeurs ne l'avaient toujours pas vue. Flitwick rassembla Jacob, puis Sirius, James, Nausicaa, Evans, Peter et lui-même pour les emmener à l'écart.

- Vous croyez que je ne sais pas ce que vous faites, Dumbledore ? cracha Horn. Vous êtes un sorcier puissant, je ne suis pas assez sot pour me confronter à vous. Seul le Seigneur des Ténèbres peut vous jeter à bas.

- Oh, ça, c'est ce qu'il aime à penser, s'amusa Dumbledore tout en ayant un ton faussement flatté.

- Rendez-vous, Clifford ! fit McGonagall d'un ton sentencieux tout en pointant sa baguette sur lui. Et posez cette pierre au sol.

- J'ai passé l'Epreuve du Renard pour l'obtenir ! répondit Horn. Je ne la laisserai pas derrière moi sans me battre.

- L'Epreuve du Renard ? répéta Slughorn d'un ton hébété. Ai-je... Ai-je bien entendu ? L'Epreuve du Renard ? Alors... Alors c'était vous ! Cette chère Mrs Rosmerta...

- Oui, c'était moi. Je n'avais rien contre elle mais il faut bien l'avouer : c'était une femme dégoûtante qui passait d'hommes en hommes. Elle était la candidate parfaite.

Les Maraudeurs et les Caves maudites (tome 3)Des histoires addictives. Découvrez maintenant