Chapitre 100 - JAMES POTTER

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Ils étaient toujours aussi trempés lorsqu'ils furent de nouveau dans la chaleur de leur salle commune. A cette heure de la nuit, la seule lumière présente venait de la cheminée où crépitait un feu calme qui craquetait de temps à autre. James avait retiré la cape d'invisibilité ; elle était imbibée d'eau mais il fut content de voir qu'elle les rendait toujours aussi invisible.

- Je n'arrive pas à y croire, fulminait Sirius alors que Peter se mettait à côté de la cheminée dans l'espoir de se sécher, ce sale petit traître ! Il travaille pour ces sorciers encapuchonnés depuis le début ! Il sait ce que ce R signifie.

- Moins fort, Sirius, dit Remus en passant une main dans ses cheveux humides, on s'est assuré que Jacob soit rentré dans son dortoir avant nous, mais il ne doit sûrement pas s'être endormi tout de suite.

- Dis-moi pour quelle raison on ne devrait pas monter là-haut pour lui donner une bonne leçon ? répliqua Sirius.

- Parce qu'il faut qu'on réfléchisse. Il y a sûrement une façon plus intelligente de faire les choses.

- Ces sorciers, fit Peter d'une voix incertaine, ils voulaient tous nous tuer, n'est-ce pas ? Quand il parlait des « amis » de Jacob, il parlait de nous ?

- Oui, dit James en rangeant sa cape dans une poche de sa robe de sorcier, au début, je me suis dit que Patricia, Duncan et Olivia devaient être dans la combine mais avec ce qu'on a entendu, je pense finalement que Jacob la joue en solitaire. Il a passé un marcher avec ces gens et on n'en fait pas parti. Ils voudront se débarrasser de nous quand toute cette histoire sera terminée.

- Tu as raison, dit Remus, mais de quelle façon ? Jacob ne veut pas que nous mourions mais apparemment, l'autre alternative semble pire que la mort.

- Alors qu'est-ce qu'on fait ? couina Peter. On ne va pas les laisser faire ?

- Non, bien sûr que non, répondit James, nous devrions en parler à Patricia. Elle saura quoi faire.

- Tu es sûr, James ? fit Remus.

- Oui. Jacob ne compte pas trahir que nous quatre. Patricia et les autres font aussi partis de l'équation. Ils méritent de savoir.

Remus hocha la tête. Incapable d'attendre plus longtemps, James se dirigea vers les escaliers en colimaçon qui montaient vers les dortoirs des filles.

- Attends ! fit Remus dans son dos. Tu comptes faire ça maintenant ?

- Pourquoi attendre ?

James et Sirius avaient déjà commencé à monter les premières marches des escaliers lorsque la voix de Remus retentit de nouveau :

- Euh... Je crois que...

Mais James ne put entendre la suite de sa phrase. Tout à coup, les marches disparurent et James et Sirius tombèrent en avant. C'était comme si les escaliers s'étaient transformés en un toboggan. Ils glissèrent sur le ventre jusqu'à se retrouver au sol, au pied de ce qui était auparavant un escalier en colimaçon.

L'instant d'après, les marches réapparurent comme si cet évènement n'avait jamais eu lieu.

- Mais qu'est-ce que c'est que ce délire ? rouspéta Sirius en se remettant sur pied.

Remus eut un rire.

- C'est ce que j'allais vous dire. Il me semblait avoir lu dans L'Histoire de Poudlard que dans la salle commune des Gryffondor, il est impossible pour les garçons de se rendre dans les dortoirs des filles.

- Tu es sûr ? demanda James. Jenna était pourtant bien venue dans notre dortoir le matin de Noël lors de notre première année, non ?

- Les filles le peuvent, pas les garçons.

- C'est totalement injuste, lâcha Sirius.

James allait l'approuver lorsqu'il entendit quelqu'un descendre les escaliers des filles. Une petite silhouette vêtue d'une robe de chambre apparut, sa tête semblant être minuscule au milieu d'une touffe de cheveux roux et désordonnés.

- C'est vous qui faites tout ce boucan ? dit Lily Evans d'un ton grincheux sans y mettre la moindre émotion.

- Ah, Evans, dit James, tu tombes bien. Est-ce que tu pourrais aller nous chercher Patricia Rakepick, s'il te plaît ? Elle dort dans le dortoir des filles de septième année ? Dis-lui que...

- Non.

Et sans rien ajouter de plus, Evans leur tourna le dos, disparut dans les escaliers et un claquement de porte leur signifia qu'elle était retournée se coucher dans son dortoir. James échangea un regard blasé avec Sirius.

Mais l'instant d'après, un nouveau bruit de pas retentit dans l'escalier et une autre fille apparut. Elle était blonde et plus grande qu'Evans.

- Je peux savoir ce que vous faites là ? C'est l'escalier qui mène aux dortoirs des filles, vous êtes au courant ?

James la connaissait bien mais c'était la dernière personne qu'il s'attendait à voir apparaître dans cet escalier.

- Gaïa ? souffla-t-il. Tu es revenue ?

La meilleure amie de sa sœur sourit.

- Depuis ce soir, confirma-t-elle, Ste Mangouste m'a enfin libérée. Et non, je n'ai jamais vu le visage de mon agresseur donc pas la peine de me poser cette question. Que faites-vous là, tous les quatre ? Vous voulez vous incruster dans les dortoirs des filles, ou quoi ?

- Non, dit Remus, nous voudrions parler à Patricia Rakepick, c'est important. Tu pourrais aller la réveiller ?

- Rakepick ? répéta Gaïa. Qu'est-ce que vous pouvez bien vouloir à Rakepick ?

- C'est personnel, dit James, Gaïa, s'il te plaît, c'est important...

- Vous voudriez que j'aille réveiller Rakepick au beau milieu de la nuit ? Je vous préviens que si je retourne à Ste Mangouste par votre faute, vous en paierez les frais.

- Ne t'inquiète pas, mes parents sont riches.

Gaïa fit volte-face et les Maraudeurs patientèrent dans la salle commune vide. Dehors, la pluie tombait avec toujours autant d'énergie mais l'orage semblait s'être calmé. Seuls quelques éclairs illuminaient le ciel à de rares moments.

Les escaliers grincèrent une nouvelle fois et des bruits de pas approchèrent. Cette fois, ce fut la bonne. Une Patricia Rakepick de mauvais poil apparut. Ses longs cheveux roux étaient en désordre et ses yeux étaient plissés par le sommeil. Elle ne portait qu'une nuisette rouge et un peignoir en soie d'un bleu turquoise passé à la va-vite par-dessus ses épaules.

- Je vous préviens, grogna-t-elle en descendant les dernières marches, que si vous m'avez tirée du sommeil pour rien, je vous jette par la fenêtre. Si c'est pour parler de vos leçons pour devenir Animagus, ça aurait pu attendre demain matin.

Patricia se laissa tomber sur un des fauteuils près de la cheminée et étendit ses jambes sur la table-basse. Durant un moment, le regard de James resta inexplicablement attiré par ces longues jambes fines et blanches comme de la neige.

- Euh... Non... Ce n'est pas pour ça, dit-il finalement, on a assisté à quelque chose d'étrange, dans la Forêt interdite.

Les Maraudeurs et les Caves maudites (tome 3)Des histoires addictives. Découvrez maintenant