Chapitre 138 - REMUS LUPIN

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Huit heures et demi. Remus reprit lentement connaissance. Des visages pâles et couverts de poussières blanches, comme du plâtre, se penchaient sur lui. Alors que sa vue gagnait peu à peu en netteté, il put discerner les expressions inquiètes de Peter et d'Olivia.

Il était allongé sur le dos dans un couloir si étroit que ses deux épaules touchaient les murs. Mais tout était calme, tout était silencieux. Le danger semblait être passé et personne n'avait de mal.

- Remus ? Remus, ça va ? Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

La voix d'Olivia semblait très lointaine. Il se redressa faiblement. Il avait envie de vomir et sa tête tournait désagréablement. Il regarda sa montre. Huit heures et demi du matin, la pleine lune n'était pas encore pour tout de suite mais il valait mieux ne pas traîner ici.

- Je... J'ai juste dû faire un malaise, grommela-t-il en tendant sa main pour que Peter l'aide à se relever, rien de grave... Alors, James a réussi ?

- Oui, mais c'était moins une, dit Olivia, tu peux marcher ?

- Je peux marcher, certifia-t-il en chancelant légèrement une fois sur pied, alors allons-y. Les autres doivent déjà nous attendre.

Et cette marche pénible reprit dans ce long couloir droit et sans fin. Remus se sentait de plus en plus faible et son estomac vide hurlait de faim. Mais mieux valait qu'il reste vide. Cela lui évitait de tout vomir par terre.

Huit heures quarante. Remus, Peter et Olivia arrivèrent enfin à un crochet du couloir vers leur gauche. Cette nouvelle direction s'enfonçait encore une fois vers les ténèbres mais ils purent voir, au loin, une petite lumière chaude qui luisait dans l'obscurité. Une torche. Ils marchèrent avec plus d'énergie vers ce but.

Ils arrivèrent alors dans une sorte de gigantesque hall d'entrée éclairée par deux torches enflammées accrochées aux murs de pierre. A leur droite, une porte ornementée d'un renard qui se battait contre un loup. A leur gauche, une autre porte sans décoration d'aucune sorte munie d'une poignée.

- Qu'est-ce qu'on fait ? balbutia Peter.

- A notre droite, c'est la porte des Caves maudites, lui répondit Remus, on ne peut pas y entrer puisqu'on n'a pas la clef. A notre gauche, c'est ce que Patricia appelle « la porte sans serrure ni poignée » ; les autres sont juste derrière, normalement.

Ce fut Olivia qui alla ouvrir. La porte grinça et dévoila un autre couloir... occupé par tout le reste du groupe ! Patricia était là, toute ruisselante d'eau, occupée à enfiler un pantalon qu'elle avait pioché dans le sac de Sirius posé sur le sol. Jacob faisait les cent pas, visiblement tourmenté par cette attente ; il eut une expression soulagée lorsqu'il vit la porte s'ouvrir et Remus, Peter et Olivia apparaître juste derrière. James semblait un peu chamboulé. Assis par terre contre le mur, il semblait reprendre sa respiration, trempé lui aussi de la tête aux pieds. Sirius restait près de lui, comme pour veiller à ce qu'il se sente mieux. Et, un peu à l'écart, Duncan ruminait, visiblement affligé par quelque chose.

Huit heures cinquante. La compagnie était réunie au grand complet. Olivia se précipita vers Duncan pour lui demander ce qui se passait et Remus s'empressa de s'asseoir à côté de James, suivi comme son ombre par Peter.

- Eh, ça va ? glissa Remus.

- Il a failli se noyer, lui expliqua Sirius d'un ton soucieux, apparemment, c'était moins une, sous l'eau.

James ne répondit pas, encore occupé à retrouver une respiration normale. Remus regarda Sirius. Il saignait ; toute une partie de son visage était poisseuse de sang.

Les Maraudeurs et les Caves maudites (tome 3)Des histoires addictives. Découvrez maintenant