Chapitre 28

761 107 35
                                        

"Découvrir que l'impossible était possible, c'est affronter une vérité qui change tout.''

Bonne lecture
Votez massivement svp
Hélène

Lamine

J'étais sorti de mon bureau, encore un peu intrigué par le message de Zeïnab. Que pouvait-elle bien vouloir me dire de si important après toutes ces années de silence ?

Une partie de moi voulait balayer ça d'un revers de main, mais l'autre, plus curieuse, se laissait happer par cette pensée. Elle me connaissait bien, peut-être même mieux que je ne le pensais. Cette histoire ne sentait pas bon.

Je ne savais pas trop comment me sentir, mais une partie de moi était impatiente de savoir ce qu'elle avait à me révéler.

Je ne pouvais pas être très à l'aise avec les mystères, surtout ceux qui s'étalaient sur plusieurs années. Après tout, j'étais bien placé pour savoir le genre de secret que cela pourrait bien inclure.

Quand j'étais sorti de la pièce, j'étais tombé nez à nez avec Bintou dans le salon. Elle venait visiblement de se réveiller. Elle avait l'air surprise, et moi aussi. Je ne m'attendais pas à la croiser à cet instant précis.

- Oh... tu es là ? Je ne savais même pas que tu étais rentré, dit-elle, légèrement confuse, ses paupières encore lourdes de sommeil.

Elle avait jeté un coup d'œil vers l'horloge murale.

- Oui, je suis rentré il y a un petit moment, répondis-je calmement, essayant de garder mon ton neutre.

Elle avait baissé les yeux, comme si elle était gênée.

- Je suis désolée, je m'étais endormie... Je comptais faire à manger, mais... je... je n'ai rien préparé finalement. C'est pour ça que tu n'as rien trouvé. Je suis vraiment désolée.

J'avais secoué la tête doucement.

- Ce n'est pas grave, Bintou. Je comprends, dans ton état c'est normal d'être épuisée. Je vais commander quelque chose à manger pour nous.

Elle m'avait regardé un instant, puis avait hoché la tête.

- Merci ! Avait-elle murmuré

Ce simple échange me paraissait tellement absurde. La situation entre Bintou et moi était devenue si étrange, presque irréelle. Nous échangions à peine plus que le strict nécessaire, comme deux colocataires pris dans des obligations sociales, pas comme deux personnes qui avaient partagé des moments d'intimité.

C'était comme si nous n'avions jamais été heureux ensemble, comme si notre amour n'avait jamais existé.

C'était désolant, mais au fond, comment aurait-il pu en être autrement ? Les plaies étaient encore béantes. La trahison, les non dits, les secrets... tout ça planait sur nous comme une ombre. Rien n'était facile à pardonner, ni pour elle, ni pour moi.

Bintou était ensuite partie dans la salle de bain pour se rafraîchir, elle avait mentionné qu'elle avait chaud.

Je l'avais regardé s'éloigner, puis j'avais sorti mon téléphone pour passer la commande. Je savais que ça prendrait un moment avant que la livraison n'arrive, alors j'avais préféré m'y prendre tout de suite.

Quelques minutes plus tard, j'étais monté dans la chambre. J'avais besoin de lui parler. Je voulais lui dire que j'avais déjà prévenu ma mère de sa grossesse, pour ne pas qu'elle soit surprise.

Sous un autre angleOù les histoires vivent. Découvrez maintenant