La première chose que j'avais faite en rentrant était me laver les mains. Le sang mêlé à la transpiration dégueulasse des couilles de ce gros porc donnait à ma peau une sensation de moiteur que je ne pouvais pas supporter plus longtemps. J'étais capable de me salir les mains, cela je l'avais largement démontré par le passé - et ce soir encore - mais merde qu'est-ce que j'aimais lorsque mes mains étaient parfaitement propres. Dans l'évier de la cuisine vide de tout elfe aux vues de l'heure tardive de la nuit, je remplissais ma main gauche de savon et tirai de l'eau avec l'autre. Une moue de dégoût retroussant mes lèvres, je frottai mes mains entre-elles avec vivacité, cherchant à faire pénétrer ce savon jusqu'à l'intérieur de ma peau pour en laver même mon sang. Putain, qu'est-ce qu'il était dégueulasse ce fils de pute. Entre mes deux paumes, je frottai le savon avec une intensité écœurée. Merde, quel affront pour mes mains que j'aie touché cette horreur innommable. Et lui..., repensais-je avec dégoût alors que je frottais avec ferveur le savon entre mes doigts, cherchant à faire disparaître la moindre trace de l'ADN du porc sur moi. Cet enfoiré qui avait sincèrement et réellement pensé qu'il pouvait se permettre de me confronter, de m'humilier devant la quasi intégralité de mon armée. Parce que c'était exactement cela : il avait réellement pensé qu'il pouvait faire ça, et qu'il s'en tirerait indemne. Il était soit complètement demeuré, soit si jaloux de mon statut que son cortex préfrontal n'avait pas eu l'occasion de lui souffler que c'était là une très mauvaise idée. Le pire là-dedans ? Certains auraient le culot de penser, quand bien même ils ne le diraient jamais, que c'était moi le cruel dans cette histoire. Je pouffai et appuyai quatre pressions supplémentaires sur la savonnette. L'enfoiré avait eu le culot de me défier devant toute l'armée tandis que je me tenais seul, accompagné de Theodore, devant eux. Que pensaient-ils ? Qu'ils pouvaient essayer de me renverser ? Que s'ils s'y mettaient à assez de personnes, ils pourraient me faire tomber et me prendre ma place ? Était-ce là leur but, dans tous ces affronts ? Les subtils, et les grossiers. Les recrues de l'ancienne ère, et celles de la nouvelle. Murmuraient-ils des plans pour me renverser dès que mon dos leur était tourné ? Avaient-ils déjà programmé un renversement de leur commandement ? Et s'ils y arrivaient ? Pensaient-ils seulement que c'était possible ? Et moi, le pensai-je ? Non, non, pas moi, grondai-je avec colère. Les muscles de mes pectoraux et ceux de mes biceps se serraient de tension alors que je frottais le dos de mes mains avec un acharnement nouveau, le regard perdu face à moi dans ces pensées enrageantes.
Ça ne l'était pas, possible pour eux. Ils ne pouvaient pas me faire tomber. Ils ne pouvaient pas me renverser pour prendre ma place, et d'ailleurs ils ne pourraient tout simplement pas être à ma place tout court. Aucun d'entre eux ne se doutait de ce que cela coûtait, ils ne voyaient que ce que cela rapportait. C'était une insulte, que ces sacs à merde aient le culot de penser pouvoir m'affronter, me défier, pire encore, remporter la victoire face à moi. Plus qu'une insulte, c'était un pur et simple blasphème. Un blasphème de l'incarnation de l'autorité que j'étais. Parce que chaque fois qu'ils pensaient réellement pouvoir me défier, ils mettaient ma famille en danger, ou tout du moins c'était-là le risque. Ils n'y arrivaient pas, parce que je ne fléchissais pas. Et je couperai autant de putain de couilles qu'il le faudrait. Putain, je les saignerai tous les uns après les autres s'il le fallait, et je remplirai les rangs de sang neuf que je contrôlerai en intégralité s'il le fallait. Je faisais remonter le savon et le frottai le long de mes poignets avec une vivacité insatiable. Sur mon visage, la moue de dégoût ne parvenait pas à s'évanouir.
Chaque affront de mon autorité était une attaque indirecte envers ma famille, celle que je représentais, celle que je protégeais, celle qui était ma responsabilité. Parce que chaque fois qu'ils pensaient pouvoir me renverser, ils osaient mettre ma famille en position précaire si jamais je fléchissais. Mais ils étaient loin, tellement loin de se douter d'à quel point j'étais solide, d'à quel point j'étais ancré, d'à quel point rien ni personne ne pouvait plus me faire fléchir, ne serait-ce même que tanguer un peu d'un côté ou bien d'un autre. Ces sombres sous-merdes pensaient vraiment pouvoir me mettre en danger ? Ces pathétiques sous-fifres croyaient réellement pouvoir s'en prendre aux miens comme si j'allais rester sans rien faire ? J'attaquais le dos de mon autre main avec une vivacité tonique. Qu'ils viennent. Qu'ils viennent tous pour les miens. Que les enfers, les démons, les anges, que les dieux, que tous se déchaînent. Je les anéantirais tous. Les uns après les autres, il n'y aurait pas de force assez puissante pour me résister. Aucune force assez grande pour me dominer. Je couperai autant de têtes, de couilles, de vies et de rêves qu'il le faudrait. J'étoufferai la moindre braise d'espoir et je ne laisserai rien d'autre que des cendres pour ternir le monde de la noirceur de mon âme, et plus jamais ils n'oseront me faire l'affront de ne serait-ce que caresser l'illusion de pouvoir me renverser.
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Dollhouse
Fiksi PenggemarSuite aux multiples échecs de son père pour mener à bien les tâches données par le Seigneur des Ténèbres, Drago Malefoy se voit dans l'obligation de le remplacer dans ses rangs. Ses plus proches amis, Pansy Parkinson, Blaise Zabini et Theodore Nott...
