Dix-neuvième jours sans aller au travail et je sors juste pour aller chercher des courses et sortir mes poubelles.
Dix-neuf jours où je reste cloîtré dans mon canapé à ne rien faire mise à part regarder des programmes à la télévision qui nous rendent plus débiles qu'intelligent.
Dix-neuf jours où je ne réponds pas au appel de Mike et je l'ai entendu venir frapper à ma porte plusieurs fois, mais je n'ai pas ouvert.
Mais bizarrement aujourd'hui, j'ai envie de prendre l'air.
Je suis habillé encore de noir dans la tenue la plus confortable du monde qui me sert aussi accessoirement de pyjama.
Je suis assise dans un parc à regarder les passant aller et venir.
À regarder des enfants jouer, des parents s'occuper d'eux, des adolescents fuyant certainement l'école, des étudiants, des amoureux, des SDF, des touristes, des personnes âgées, des chiens, des pigeons bref la vie passe devant moi et moi je reste là inerte sur le banc les mains dans les poches.
Ma sœur me manque tout les jours, le fait que nous avions presque le même âge, ça nous a rendu tellement proches et soudées.
Tout ça n'est que souvenir et je finis par sourire quand je vois deux petites filles jouer ensemble.
L'une est blonde et l'autre brune, comme ma sœur et moi.
La vérité c'est que physiquement on ne se ressemble pas.
Elle était blonde aux yeux bleus et moi je suis brune aux yeux marron.
Nous avons jamais su si nous étions vraiment sœurs ou pas, mais aucune de nous deux ne voulaient passer des tests, car pour nous nous sommes des sœurs.
De notre héritage nous n'avons rien, mise à part des couvertures qui portait nos noms, une avec Guillua et l'autre avec le mien.
Je repose mon regard sur les deux petites filles et je reste surprise quand j'en vois une enlever une perruque et quand je la regarde de plus près je vois qu'elle a un tube dans son nez et un crâne rasé, elle est probablement bien malade.
Mais c'est quand je vois la petite brunette enfiler la perruque de sa sœur ou de son amie que l'idée me frappa et un sourire vient traîner immédiatement sur mon visage.
Évidemment pourquoi n'y avais-je pas pensé avant.
Je me lève de mon banc et je sors du parc en me rendant dans la ville de Florence et en allant dans un magasin de perruque.
«Bonjour » dis-je en passant la porte «Il me faut une perruque blonde ».
«Bien sûr et la longueur » me dit le vendeur.
«Un carré fera l'affaire » dis-je.
Il me montre plusieurs modèles et me demande si je veux les essayer.
«C'est pour une occasion particulière ? » me dit-il alors qu'il m'aide à enfiler un filet avant de poser la première perruque.
«Oui, c'est exactement ça » dis-je en arrangeant la perruque dans le miroir.
C'est assez bizarre de me voir en blonde, mais une chose est sûre ça me change totalement.
«Je vais prendre celle-là » dis-je.
«Vous ne voulez pas essayer les autres » me dit-il.
«Ça ira merci » dis-je en l'enlevant de ma tête alors que j'enlève le filet.
Je me dirige vers la caisse, paie et sort de la boutique.
Bien la première étape est faite, la seconde est d'aller trouver une tenue dans un magasin de mode.
J'entre dans la première boutique de vêtement que je vois et je tombe sur une magnifique paire de chaussures.
Je ne sais pas quelle tenue je vais porter, mais ces merveilles viennent avec moi.
Je fais le tour de la boutique et ne trouve rien de très particulier, rien qui n'attire mon regard.
Je vais payer les chaussures et je sors de la boutique pour en trouver une autre à quelques mètres.
À peine suis-je rentré dans la boutique, que mon regard se pose sur une robe verte en satin et plus je la regarde plus je le dis que ça sera parfait.
Je prends ma taille et je me dirige en cabine pour l'essayer, j'enfile rapidement mes chaussures et attache mes cheveux n'importe comment pour y déposer la perruque.
Un seul mot, parfait, on n'est très loin de la Livia Mancini.
Je me change et range toutes mes affaires et je sors de la cabine pour aller payer ma robe.
Je sors de la boutique en soufflant, j'espère qu'une seule chose c'est que ça va marcher.
Je rentre chez moi à pied et en passant je m'arrête également chez une boutique de cosmétiques pour acheter deux ou trois bricoles puisque je n'ai plus rien.
Une palette, un fond de teint, un rouge à lèvre ainsi qu'une poudre feront l'affaire.
Je finis par rentrer chez moi et je m'écroule sur le canapé fatigué de cette journée de shopping, si je peux appeler ça comme ça.
Je prends mon téléphone et je viens commander une pizza Margherita pour comme dirais-je me féliciter de ce plan aussi diabolique que ce putain de clown .
Une quinzaine de minutes plus tard, la porte sonne je viens récupérer ma pizza et paie le livreur.
Je viens manger sans aucune élégance devant une chaîne qui diffuse un reportage sur celui qu'on appelle "The Joker" et je souffle en voyant qu'il ne m'apprend rien de nouveau.
Une fois ma pizza avalée, je vais me laver, je mets un pyjama propre et je pars me coucher.
J'allume mon téléphone et je vais sur Google Maps pour évaluer combien de temps il va me falloir d'ici quelques jours pour me rendre à la prison sécurisée de Florence.
Voilà le chapitre 4, j'espère qu'il vous a plu ?
J'attends vos retours avec impatience :)
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Livia Mancini et le Joker
Mystery / ThrillerLivia est entrée dans la police après le meurtre de sa sœur sous ses yeux assassinée par le patron de la Mafia Italienne surnommé le Joker à cause de son masque de clown. Elle vient de passer quatre ans de sa vie à chercher celui qu'on ne trouve pa...
