I'm a slave to your games

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Nolan ne l'a pas lâché d'une semelle après cet exposé. Il voulait toujours qu'il travaille ensemble et passait de longue minutes à l'observer alors qu'il mettait en commun leur recherche. Parfois, il passait ses doigts sur le bras de Charlie pour le caresser doucement sans pour autant aller plus loin. Ils avaient eu une bonne note et depuis le plus vieux cherchait à passer plus de temps avec lui. Il ne savait pas ce qu'il se passait exactement dans la tête du brun, mais ce n'était pas normal. Parfois, Charlie avait du mal à le suivre. Il lui soufflait le froid, ensuite le chaud puis encore le froid. Ça lui crevait le cœur, mais si Nolan ce comportait de cette façon, c'était bien parce qu'il ressentait quelques choses pour lui. Autre chose que simplement l'indifférence. Il attendait patiemment que sa disserte d'Histoire s'imprime correctement quand le bruit de sa fenêtre le fit sursauter. Nolan. Qui d'autre ? Il enleva ses chaussures et son pull avant de s'asseoir en tailleur sur le lit, sans parler. Le plus jeune rangea alors ses affaires et se tourna vers lui. Le brun se leva avec assurance et prit son visage en coupe pour l'embrasser. Charlie s'immobilisa une seconde avant de répondre, son cœur tambourinant dans tout son corps en même temps. C'est lui qui passa sa langue sur les lèvres de Nolan cette fois. Sa langue trouva celle du deuxième elles jouèrent un jeu sensuel et savoureux qui leur donnaient chaud. Le brun avait cette capacité totalement injuste de le rendre cinglé avec n'importe quoi. Il connaissait chaque partie du corps qui le faisait soupirer. Le plus grand finit par prendre sa lèvre inférieure avec les dents pour tirer dessus légèrement avant de la relâcher. Nolan avait alors rompu tout contact avec sa peau, Charlie avait froid, les jambes un peu cotonneuse alors que Nolan retournait s'asseoir le plus simplement. À croire que ça ne lui faisait rien. C'était peut-être le cas. Peut-être que depuis le début, le plus jeune se faisait des idées sur tout ça. Sur eux. Peut-être que pour Nolan, c'était seulement un jeu pour passer le temps. Son cœur explosa en mille morceaux, tombant jusque dans ses pieds. Il n'était rien de plus qu'un jouet. Un foutu jouet. 
Nolan jouait avec lui et ce jeu était parfois totalement mauvais pour lui et d'autre fois comme maintenant délectable. Le plus vieux l'appela et lui fit signe de venir s'asseoir près de lui. En bon soldat, Charlie s'exécuta, il n'avait même plus envie d'essayer. Le brun gagnait toujours sans même faire d'effort parce que le plus petit l'aimait. Il l'aimait vraiment. Alors que l'autre s'en fichait pas mal s'il était inconsolable quand il partait, il n'était pas là. Jamais. Il se contentait d'être là et de réclamer ce dont il avait envie et s'en allait en sifflotant le cœur de Charlie sous le bras. Et il le laissait faire. Il laissait toujours Nolan faire ce qu'il voulait de lui. Il aurait pu jeter les morceaux de son cœur par terre et rouler dessus en riant, s'il revenait avec une vague moue triste ou son sourire en coin, le plus petit accourait derrière lui comme un débile. Comme maintenant. Il s'était laissé embrasser, avait répondu au baiser alors qu'il s'était juré de ne plus recommencer. Il avait beau le dire. Le faire était une autre histoire et lutter contre le brun lui paraissait toujours trop dur parce qu'il était plus fort pour manipuler des gens. Nolan lui fit relever le visage et l'embrassa une nouvelle fois. Charlie n'y répondit pas. Il releva alors le regard vers les yeux vide du plus jeune et c'était comme si une lueur, c'était allumé dans les siens de la compréhension ou de la compassion. Le plus petit espéra. Le visage de Nolan doux, réclama alors :

- Dis-le-moi.

Rien n'y faisait. Charlie perdait toujours. Quand on était esclave de Nolan, on l'était jusqu'au bout. Il y avait des règles avec lui autant pour le sexe que pour avoir le plaisir de sa compagnie : Pas de suçon, ne pas passer des heures à le coller inutilement, ne pas lui exiger quelques choses et ne pas lui dire qu'on l'aimait. Il offrait au plus jeune une manière de lui dire. Il n'en avait plus envie, il avait l'impression de son cœur se faisait piétiner, mais ses yeux refusait de pleurer. Il dit alors d'une voix éteinte :

- Je t'aime.

Cependant, Charlie crut vraiment que le brun avait vu quelques choses se briser définitivement dans ses yeux puisqu'au lieu de réclamer de l'attention et de l'embrasser, il le prit dans ses bras. Longtemps. Trop longtemps. Le plus petit rêvait de s'éloigner de lui et de ne plus sentir son corps presser contre le sien. Il ne voulait plus penser, il ne voulait plus espérer. Il voulait juste que Nolan s'en aille et ne revienne plus jamais. Il ne resta pas pour dormir. Charlie ne l'avait même pas espéré. C'était un samedi plutôt beau qui commençait. C'était bizarre. Le plus vieux l'avait mis à l'aise, il était resté avec lui et lui avait demandé de lui dire qu'il l'aimait. Charlie se redressa dans son lit. Il n'avait pas dormi. Après l'avoir pris dans ses bras, Nolan était parti. Il en était plus que soulageait parce qu'il pouvait enfin redevenir lui-même.     

Ce qu'il voulait désormais, c'était que le jeune homme lui fiche définitivement la paix. Qu'il trouve quelqu'un d'autre à réduire en esclavage, quelqu'un de plus résistant psychologiquement pour qu'il ne finisse pas aussi vidé que lui. Malgré tout et il le sentait, l'espoir de voir Nolan lui appartenir à lui et rien qu'à lui un jour persistait dans son esprit torturé. Il se fit alors violence et ouvrit ses différents réseaux sociaux. Il devait voir, il devait comprendre que Nolan ne changerai jamais. Jamais il ne l'aimera, jamais il ne restera près de lui. Il n'y pas longtemps pour être convaincue, un retweet sur son compte montrait une photo de lui et d'une fille s'embrassant pendant une soirée de lycée dans une maison pleine de gens au milieu de la foule. Il avait les mêmes vêtements que la veille et le texte, au-dessus, disait : "Arrivé à 00h00, parties à 00h10". Hier Nolan l'avait laissé au alentour de 23h40. Il lui avait réclamé un "je t'aime" avant d'aller coucher avec une fille. Le cœur de Charlie saigna une fois de plus, mais cette fois pour la dernière fois. Il avait trop souffert, recollé son cœur trop de fois, avait pleurer à foison. C'était terminé. Nolan n'avait qu'à chercher un nouvel esclave à détruire, Charlie avait eu sa dose.

...

Salut, je vous retrouve. J'ai des chapitres d'avance alors j'en profite. J'essaye de corriger un maximum. Si vous voyait des fautes n'hésitez surtout pas à me les signaler. C'est le quatrième chapitre. Ça pose les bases. J'espère que ça vous plait !

Des bisous...

Sucker for painDes histoires addictives. Découvrez maintenant