- Ce soir toi et moi, on dîne chez moi, dit Nolan.
Charlie se tourna vers lui à deux doigts de la syncope.
- Quoi ? Pourquoi ?, demanda-t-il paniquait.
- Ah bah c'est sympa comme accueil, dit Nolan en riant.
- Mais... Je... Tu m'a dit que ta mère était en repos et puis tes grands-parents...
- Bébé !, appela Nolan alors que Charlie paniquait commençant presque à hyper ventiler. Bébé !
Charlie se tourna vers lui là deuxième fois.
- Tout vas bien, dit Nolan en lui caressant la joue, avant de lui embrasser le front. Ce n'est qu'un repas. Ne t'inquiète pas, ma mère t'aime déjà, ma grand-mère est une connasse au naturelle et mon grand-père va t'adorer et Nao te voue un culte. Je peux annuler si tu ne te sens pas capable tu sais ?
- Oui, lui répondit Charlie.
- Tu veux que j'annule ?
- Non, je vais y arriver.
- Je suis fière de toi.
- Je t'aime.
Nolan le regarda, le cœur battant bien plus vite que jamais. Il venait de lui dire de nouveau. Il se mit alors à sourire, presque les larmes aux yeux. Il venait de lui dire de nouveau. C'était, il le croyait, beaucoup plus fort que les autres "je t'aime" qu'ils s'étaient échangé. Il ne savait pas pourquoi mais ça le touchait bien plus maintenant.
- Je t'aime aussi mon amour.
Le soir venue. Charlie avait presque envie de vomir. Le stresse lui donnait mal au ventre et à la tête, il avait du mal à respirer aussi. Il s'était changé pas mal de fois, optant pour une chemise, puis un t-shirt, puis un polo, puis ne pas y aller et se faire passer pour malade. Mais il ne voulait pas faire ça à Nolan alors il avait pris la première tenue et avait essayé de se déstressé en écrivant un peu ses pensées torturé. Il se demandait si la grand mère de son petit ami allait le rejeter ou bien rejeter son petit fils à cause de lui. Il attendit, seul, sans bouger, regardant sa montre parfois pour connaître l'heure, pour ne pas être en retard. Il se mit en route et passa devant son père qui lui indiqua :
- Chemise, blazer, élégant sans trop en faire. Bravo fils. Amuse toi bien dit-il en lui jetant quelques choses.
- Ce sont les clés de la voiture, dit Charlie.
- Tu peux la prendre pour ce soir, lui répondit son père en se replongeant dans son dossier. Tu vas être en retard.
Il sourit avant de regarder sa montre et en effet, il n'allait pas tarder à être en retard s'il ne courait pas vers la voiture maintenant. C'est ce qu'il fit, légèrement paniqué. Lorsqu'il se gara il prit une minute pour respirer calmement et se concentrer dans le 4x4 familial. Il se repassa les règles qu'il s'était imposé dans sa tête : Refuser tout alcool, manger et boire beaucoup d'eau pour ne pas être malade avec le traitement qu'il prenait, être respectueux, ne pas parler de maladie mentale, éviter de parler de sa thérapie, ne pas faire de gaffe avec la grand-mère de Nolan et ne pas être grossier, même sans faire exprès. Il se sentait à l'étroit dans sa veste et avait l'impression que les chutes du Niagara s'écoulait de son front mais il devait y aller sous peine d'être réellement en retard et faire mauvaise impression. Il descendit de la voiture et prit le chemin vers la porte d'entrée avant de frotter ses mains sur son jean et frapper. Quelques secondes après un brouhaha de conversation étouffés, il vit apparaître Nolan et son joli sourire.
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Sucker for pain
RomanceCharlie aime Nolan. Nolan aime Charlie. Mais à sa façon. "Tu m'aimes, affirma Nolan avec son satané sourire en coin. - Et je me déteste que ce soit le cas, lui répondit Charlie dos à lui partant pour de bon." C'est deux garçons qui s'aiment, si vo...
