Je n'avais pas besoin de le regarder pour savoir qu'il souriait, ravi de me voir paniquer pour rien. Allongé sur mon lit en boxer, les mains repliées derrière la tête, je sentais son regard sur moi qui faisait les cents pas au pied du lit.
"Tu sais que tu es mignonne quand tu paniques ?"
Je lui ai envoyé un regard noir, ce qui la fait rire, avant que je ne retourne mon attention vers mon téléphone dans mes mains.
"Bon, alors ? Qu'est-ce que je lui dis exactement ?", ai-je demandé pour la millième fois de la soirée.
Il a levé les yeux au ciel avec un sourire plaqué entre les joues avant de soupirer d'exaspération.
"Tu lui dis que tu es désolée, mais que malheureusement Conrad-"
"Connor !", l'ai-je reprise.
Il a balayé l'air de la main en signe d'indifférence total et s'est empressé de poursuivre.
"Peu importe !"
"Non, pas peu importe ! Si je lui donne le mauvais prénom je vais être grillé ! Et je te signale que si je suis grillée toi aussi !", l'ai-je pointé du doigt en signe d'avertissement.
"Connor..." a appuyé Colin sur chacune des syllabes du prénom de mon faux petit-ami. "... doit repartir à New York pour une urgente affaire de famille. Je ne sais pas quand il va revenir, on ne va pas pouvoir dîner avec vous ce soir. Je l'emmène à l'aéroport ! C'est vraiment dommage, mais ce n'est que partie remise ! Voilà, fin !"
Je l'ai regardé avec méfiance avant de taper mot pour mot son discours. J'espérais que Ginny ne se doute de rien. Elle avait toujours eu ce flaire pour dénicher les mensonges et le moindre comportement suspect, ce qui n'était vraiment pas pour me rassuré.
"Jennifer...", a soupiré Colin. "Envoies ce message, pose ce téléphone et viens avec moi."
Son ton était tellement sérieux que j'avais presque l'impression qu'il allait m'engueuler. Dans le doute, j'ai obéis, posant mon téléphone sur ma table de chevet pendant qu'il se décalait pour me faire une place.
"Bon", a-t-il commencé en s'appuyant sur un coude, allongé sur son flan. "Qu'est-ce que tu lui as dit globalement sur ta relation avec ce Connor ?"
Je me suis demandée un instant s'il me posait cette question par curiosité ou juste pour définir l'étendu de mon mensonge, mais je lui ai tout de même répondu. Il était réellement beau et ses cheveux un peu décoiffés, ses yeux clairs et surélevés posés sur moi et son petit sourire discret lui donnait un air tellement intimidant que ça me donnait chaud.
"Je ne lui ai pas dit grand chose. Seulement que j'avais revu le super coup de San Diego et que, lui et moi, on avait quelque chose..."
Son sourire s'est élargi puis il s'est mordu la lèvre.
"Quoi d'autre ?"
"Je ne lui ai rien dit de plus. Je ne sais même pas ce que tu penses de tout ça."
Son expression était vraiment indéchiffrable. Quelque chose brillait dans ses yeux mais je ne savais pas dire si c'était de la colère ou du désir. Ses sourcils froncés pouvait autant signifié qu'il était surpris qu'autre chose.
"Ce que je pense de tout ça ?", a-t-il répété d'un ton grave. Il avait tellement changé en une fraction de seconde que c'en était vraiment déstabilisant. "Eh bien, je pense que ce cher Connor est un homme remarquablement chanceux..."
Il s'est lentement penché vers moi avant de glisser délicatement ses douces lèvres entre les miennes. Désireuse de le garder près de moi, j'ai accroché mes mains à sa nuque pour l'empêcher de me quitter et j'ai senti sa main glisser sous mon t-shirt. À bout de souffle, le coeur palpitant comme si je venais de faire un sprint, nos lèvres se sont séparés l'espace d'une seconde.
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Un Flocon d'Amour
RomanceQue faut-il faire exactement ? Il n'y a pas de manuel, d'indication, d'aide ou autre pour ce problème. Pourtant nombreuses sont celles et ceux qui ont eu le même. On nous apprend comment se défendre face à un requin. On nous apprend comment désamorc...
