𝐂𝐇𝐀𝐏𝐈𝐓𝐑𝐄 𝟐𝟖

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ET DANS LES LARMES DE CEUX QUI
VIVENT, JE LAVE LE SANG DES
MARTYRS













             Son souffle résonnait avec force dans le vaste lieu.

— Où es-tu ?

             Sa voix s’éleva, tremblotante, dans la nuit noire abattue sur l’endroit. Et elle dut battre des paupières à maintes reprises pour parvenir à s’habituer à la faible luminosité ambiante et distinguer quelques détails parmi ce qu’il se trouvait autour d’elle.

             Entre ses doigts de pieds, filant comme une caresse chaude et confortable, du sable. Elle le sentait céder sous son poids à mesure qu’elle marchait. Avant même de réaliser que cette sensation lui était trop familière pour être nouvelle, elle se dit qu’elle l’appréciait.

             A vrai dire, tout autour d’elle était similaire. Plaisant dans la façon qu’il avait de lui inspirer un sentiment de déjà-vu mais aussi nouveau. Elle n’avait jamais mis les pieds sur du sable. Mais la course de celui-ci sur sa peau ne semblait pas être la première.

— Eren ? appela-t-elle à plus haute voix. Où es-tu ?

             Petit à petit, les détails présents autour d’elle commencèrent à lui apparaitre de façon plus nette. Au-dessus d’elle, comme mille et une tâche peignant la voie lactée se trouvait une trainée d’étoiles. S’arquant autour d’elle, semblable à une poudre colorée de mille et une nuance, une épaisse trainée la sublimait.

             Emeraude poussa un faible soupir, éblouie par la beauté de ce lieu.

             Ce n’était que du sable et le vaste éther. D’une humble simplicité. Et pourtant, c’était plus. C’était le parfum du renouveau. Un apaisant sentiment de familiarité. Des aurevoirs émus. Un baiser.

             Elle inspira un instant, le nez légèrement relevé. Il y avait en ce lieu quelque chose d’oublié. Une action dont elle sentait la nécessité de se souvenir. Un œil gris. Des lèvres zébrées d’une cicatrice. Une main sous son menton.

             Pour sûre, elle connaissait cet endroit. Mais que s’était-il passé en ce lieu, exactement ?

Emeraude !

             Soudain, parmi le silence assourdissant des lieux, la voix d’Eren résonna. Rapide, essoufflée, comme affolée. La jeune femme n’eut pas besoin de bien plus pour comprendre que le garçon ne savait pas où il se trouvait. Il paniquait.

𝐋𝐀 𝐕𝐎𝐈𝐗 𝐃𝐄𝐒 𝐌𝐀𝐑𝐓𝐘𝐑𝐒 (livai X reader)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant